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SONDAGE - StopCovid : une majorité de Français inquiets de l'utilisation de leurs données par l'application

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

L'observatoire Data Publica a dévoilé ce jeudi matin un sondage sur l'application controversée de traçage StopCovid. Il révèle que près de six Français sur 10 se montrent favorables à sa mise en place. Mais seulement 49% se disent prêts à l'installer sur leur smartphone.

L'enquête de l'observatoire Data Publica révèle, ce jeudi, que seuls 49% des Français interrogés se disent prêts à installer l'application Stop-Covid.
L'enquête de l'observatoire Data Publica révèle, ce jeudi, que seuls 49% des Français interrogés se disent prêts à installer l'application Stop-Covid. © AFP - Lucas Hans

Moins de la moitié des Français (49%) se disent prêts à installer l'application StopCovid sur leur smartphone : c'est l'un des enseignements du sondage* paru ce jeudi matin, et effectué par l'observatoire Data Publica qui regroupe des experts de la gestion des données publiques. 

StopCovid, l'application française qui doit permettre de prévenir les propriétaires de smartphones ayant été en contact avec des personnes positives au coronavirus, devrait être prête le 2 juin selon le gouvernement. Mais certains chercheurs s'inquiètent des risques de piratage et d'atteintes au respect de l'anonymat.

59% des Français favorables à l'application de traçage

Selon l'étude de l'observatoire, près d'un Français sur six se dit favorable à la mise en place de l'application StopCovid. Elle est davantage populaire auprès des moins de 35 ans et des personnes les plus inquiètes face à l'épidémie de coronavirus.

Regard des Français sur la mise en place par le gouvernement de l’application StopCovid.
Regard des Français sur la mise en place par le gouvernement de l’application StopCovid. - Data Publica

Mais parallèlement à ça, seulement 49% des Français interrogés indiquent avoir l'intention d’installer l’application sur leur smartphone, et uniquement 15% sont certains de le faire. Cette proportion est un peu plus importante en région parisienne et parmi les plus jeunes.

Intention d’installation de l’application STOPCOVID sur son smartphone
Intention d’installation de l’application STOPCOVID sur son smartphone - Data Publica

Plus de la moitié des Français inquiets pour l'utilisation de leurs données

"C'est l'un des points qui a retenu notre attention, une majorité de Français, 54% des personnes, déclarent ne pas avoir confiance dans la manière dont les données seront utilisées", souligne Jacques Priol, le président de l'observatoire et invité ce jeudi matin de France Bleu Loire Océan. Selon l'expert nantais, "on voit bien qu'il y a une difficulté et peut-être même un paradoxe, dans la manière dont on utilise de façon courante nos smartphones et nos applications qui sont installées dessus".

Confiance dans l'utilisation du fichier des données recueillies via l’application STOPCOVID
Confiance dans l'utilisation du fichier des données recueillies via l’application STOPCOVID - Data Publica

"Aujourd'hui, on a un débat public sur une application développée par des acteurs publics, le gouvernement, pour lutter contre la propagation d'une épidémie. On en parle beaucoup et de l'autre côté, nous avons tous dans nos téléphones des applications qui collectent massivement nos données, parfois nous le savons mais nous sommes les uns les autres un peu désinvoltes", estime Jacques Priol. Il se félicite tout de même que, pour la première fois, "il y a un grand débat public sur la collecte et l'utilisation de nos données".   

Il y a beaucoup plus d'applications comme Waze, qui appartient à Google, qui collectent nos données et là, on se pose moins la question de l'utilisation de nos données par ces entreprises. - Jacques Priol, président de l'observatoire Data Publica

Selon l'expert, "nous avons pris des habitudes sur internet et nos smartphones à laisser partir énormément de données auprès de Google, Amazon, Facebook. Et quelque part, on a baissé les bras. En tant que consommateur, à partir du moment où on est satisfait du service et même si nos données sont massivement collectées, on se dit qu'après tout ce n'est pas grave, et c'est le prix à payer pour pouvoir bénéficier de ce service".

Deux tiers des Français se sentent mal informés

De manière générale, toujours selon l'étude de l'observatoire Data Publica, les deux tiers des personnes interrogées (67%) se sentent mal informées quant à l’utilisation de leurs données personnelles par les acteurs publics. Un sentiment que l'on retrouve parmi toute la population, quels que soient le sexe, l’âge ou la catégorie socioprofessionnelle.

"A priori, si je vous dis que ces applications servent à défendre l’intérêt général, nous devrions être sans doute plus enclins à laisser les données être utilisées, souligne Jacques Priol. Mais ce n'est pas le cas car les citoyens veulent pouvoir exercer un droit de vigilance par rapport à ça et c'est normal".

Une municipalité, ce n'est pas Google. Il y a des obligations d'éthique, en terme de respect, de principe par rapport à ce que nous sommes, nous, en tant que citoyen.   

Mais alors comment se prémunir face à d'éventuelles dérives ? "Il y a d'abord le contrôle que les citoyens peuvent vouloir exercer par eux-mêmes. Et notre sondage montre qu'il y a une volonté des citoyens d'être très bien informés d'abord et ensuite de pouvoir contrôler eux-mêmes l'utilisation qui est faite de nos données", explique le président de l'observatoire. 

Mais les collectivités ont aussi un rôle à jouer : par exemple, "Nantes Métropole est la première à avoir adopté une charte métropolitaine de la donnée qui offre des garanties et qui fixe des principes éthiques et des limites à l'utilisation de nos données".

*Étude réalisée le 7 mai 2020 auprès de 1.051 Français représentatifs de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas sur le sexe, l’âge, la CSP et la région d’habitation).

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