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Sondages de l'Elysée : Claude Guéant et d'anciens proches de Nicolas Sarkozy renvoyés devant le tribunal correctionnel

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Par , France Bleu

L'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, Patrick Buisson et quatre autres personnes sont renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'affaire des sondages de l'Elysée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012), a-t-on appris ce jeudi.

Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur © Maxppp
Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur © Maxppp © Maxppp -

Mis en examen en 2016 dans l'affaire des sondages de la présidence de la République durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant est renvoyé devant le tribunal correctionnel. Tout comme Patrick Buisson - ancien conseiller du chef de l'Etat - et quatre autres personnes.

Dans sa décision signée mardi, le juge d'instruction Serge Tournaire a ordonné un procès pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics par négligence" pour Claude Guéant et l'ex-directrice de cabinet Emmanuelle Mignon

Ancien conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson est pour sa part renvoyé pour "recel de favoritisme", "détournement de fonds publics" et "abus de biens sociaux".

Enquête ouverte en 2015

Ouverte en 2015, l'enquête porte sur des contrats passés sans appels d'offres à partir de 2007, avec les sociétés de Patrick Buisson (Publifact puis Publiopinion) et de Pierre Giacometti.

La convention signée par Patrick Buisson avec l'Elysée prévoyait d'une part du conseil rémunéré 10.000 euros par mois et octroyait d'autre part à Publifact "l'exécution de sondages", à sa liberté d'appréciation et avec les instituts de son choix. 

"Freiner la dépense"

Dans un rapport de 2009, qui allait conduire l'association Anticor à porter plainte, la Cour des comptes dénonçait le caractère "exorbitant" de cette convention, l'Elysée n'ayant "ni la maîtrise ni le contrôle" des dépenses.

Au final, les enquêteurs ont retrouvé trace de 235 sondages achetés par le cabinet de Patrick Buisson et revendus à la présidence entre 2007 et 2009, avec une marge d'environ 1,4 million d'euros, soit entre 65% et 70%.

"Mon rôle a plutôt été de freiner la dépense" par rapport à l'"appétence en matière de sondages" de Nicolas Sarkozy, s'est défendu son ancien conseiller, selon l'audition dont l'AFP a eu connaissance.

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