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Politique

Stéphanie Rist : "Emmanuel Macron est le président des engagements tenus"

lundi 4 juin 2018 à 20:05 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Invitée de "Controverse", l'émission politique mensuelle de France Bleu Orléans, Stéphanie Rist, députée LREM du Loiret, a défendu bec et ongles le bilan du gouvernement, 1 an après. Et a lancé une petite pique contre Olivier Carré pour les municipales de 2020 à Orléans...

Stéphanie Rist : "Oui, j'ai une voix qui compte à l'Assemblée nationale"
Stéphanie Rist : "Oui, j'ai une voix qui compte à l'Assemblée nationale" © Radio France - François Guéroult

Loiret, France

A 44 ans, Stéphanie Rist est depuis un an députée La République en Marche, dans la 1ère circonscription du Loiret (Orléans-Sud). Elue il y a un an dans la vague macroniste, cette ancienne chef du pôle "rhumatologie" à l'hôpital d'Orléans n'avait jusqu'ici aucune expérience en politique. Invitée de "Controverse" sur France Bleu Orléans, elle a dressé ce lundi soir un premier bilan de son action de députée et a évoqué de nombreux dossiers : la santé, l'Europe, les municipales de 2020.

Des députés unis pour être efficaces"

A ceux qui reprochent à la majorité LREM à l'Assemblée nationale d'avoir un peu trop "le petit doigt sur la couture du pantalon", Stéphanie Rist répond "efficacité" : "On est rangés pour être efficaces. On s'est engagé, et on tient nos engagements, c'est ce qui nous définit. Mais nous avons des réunions de groupes dans lesquelles nous pouvons nous exprimer et amender, apporter notre expérience de terrain." Et si l'on entend peu de voix discordantes dans la majorité, "C'est parce qu'on a tiré les leçons de ce qui a pu se passer lors des gouvernements précédents ; ce qui est important pour les Français, ce n'est pas de savoir si tel ou tel député a pu se mettre en avant, mais bien de voir l'efficacité des réformes."

Doit-on en conclure que tout se décide à l'Elysée et à Matignon, comme semble le montrer l'échec de l'amendement porté par le député LREM Matthieu Orphelin sur l'interdiction du glyphosate ? "La majorité a voté contre cet amendement, répond Stéphanie Rist, parce que ce qui est important, c'est de mettre tous les acteurs autour de table pour aller vers l'arrêt de l'utilisation du glyphosate ; si dans un an, nous ne voyons pas d'avancées, nous rediscuterons l'éventualité de faire une proposition de loi. Mais nous arrêterons le glyphosate dans 3 ans, c'est un engagement sur lequel nous ne reviendrons pas." Et au final, dans ce système de fonctionnement de la majorité, Stéphanie Rist estime pouvoir dire qu'elle a "une voix qui compte" à l'Assemblée nationale. L'intégralité de cette première partie est à écouter ici :

1ère partie : la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale

Non, il n'y a pas trop d'aides sociales"

De la même manière, Stéphanie Rist défend la politique sociale du gouvernement. Y compris le passage à 10% de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve, contre 100% imposés par la loi de 2005. "Ce qui est important, c'est de regarder de manière très pragmatique ce qui est fait pour l'inclusion des gens handicapés, cette loi permettra que 100% des logements soient évolutifs. Nous, on ne fait pas dans le symbole : la loi de 2005 n'est pas appliquée." Stéphanie Rist refuse aussi d'entrer dans la polémique sur le "trop d'aides sociales" lancée par Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics : "Non, il n'y a pas trop d'aides sociales ; maintenant, il faut voir où elles sont mises, où elles sont efficaces, et faire en sorte de sortir de l'isolement social", tout en soulignant que "les aides sociales ont augmenté dans le budget 2018".

Même soutien à la réforme de la SNCF. "Dès le début, j'ai rencontré les cheminots aux Aubrais, il y a eu beaucoup d'heures de consultation du gouvernement auprès des organisations syndicales, le dialogue continue avec, me semble-t-il, une sortie de crise progressive. En même temps, sur les marchés, les gens me disent : "Il faut tenir bon, il ne faut pas lâcher". Je comprends les appréhensions que suscitent le changement et la réforme, mais on doit avancer pour que le public ait un vrai service ferroviaire." Conclusion sur la politique sociale du gouvernement : "Emmanuel Macron n'est pas le président des riches, mais le président des engagements tenus. On peut faire la liste des mesures sociales, des "mesures de gauche" qui ont été prises depuis le début du quinquennat : la disparition de la taxe d'habitation, l'amélioration du minimum vieillesse, de l'allocation adulte handicapé... mais ce ne sont pas ces mesures qui font le plus de bruit." Quant aux "mesures de droite" (allègement de l'ISF, suppression de l'exit tax, extension de la CSG aux personnes âgées..) "c'est un choix qui a été fait de vouloir libérer l'économie pour que le travail paye mieux et qu'on puisse accompagner vers le travail ceux qui en sont éloignés", justifie Stéphanie Rist. L'intégralité de cette deuxième partie est à écouter ici :

2ème partie : la politique sociale du gouvernement

Des annonces à la mi-juin pour réformer la santé"

Stéphanie Rist a été choisie par le gouvernement pour piloter une mission de réflexion sur "la formation des professionnels de santé" - c'est l'un des axes de la future réforme du système de santé. "Notre méthode a été de consulter un grand nombre d'acteurs sur le terrain partout en France. Nous allons proposer de passer d'un système très compétitif à un système très collaboratif et ça, ça se fait dès la formation." Stéphanie Rist assure qu'il y aura "des propositions pour améliorer la démographie médicale qui est de 14% plus faible qu'en Europe", mais elle laisse le soin au président Emmanuel Macron de faire ces annonces, prévues à la mi-juin. "Je crois qu'en arrivant à décloisonner et en organisant mieux les soins sur un territoire, on peut gagner du temps médical", se contente-t-elle de dire.

Par ailleurs, la députée justifie la fermeture de la maternité de Châteaudun (Eure-et-Loir), qui fait suite à la fermeture, l'an passé, de celle de Pithiviers : "Il faut parfois mieux se faire soigner un peu plus loin mais dans de bonnes conditions que tout près et dans de mauvaises conditions." Et selon Stéphanie Rist, cela ne veut pas dire qu'Emmanuel Macron serait le président des métropoles qui oublie les villes moyennes et la ruralité : "C'est pour moi tout l'inverse. S'il y a des risques pour la population dans ces maternités, nous devons les fermer et proposer des solutions pour la prise en charge des patientes." L'intégralité de cette troisième partie est à écouter ici :

3ème partie : les problématiques de santé

Je ne vois pas dans la méthode Carré que son projet s'appuie sur les habitants"

Le traditionnel jeu des voix a permis à Stéphanie Rist d'évoquer 3 sujets : l'Europe, les banlieues et les municipales de 2020. Sur l'Europe tout d'abord, et l'arrivée d'un gouvernement populiste et eurosceptique en Italie, "Il faut s'en inquiéter, estime Stéphanie Rist, c'est pour moi un enjeu majeur de notre politique. Si nous ne réussissons pas à soigner l'Europe qui actuellement est malade, nous irons vers ce qu'il se passe en Italie, qui est une mauvaise chose parce qu'on fait croire aux gens qu'on peut résoudre très facilement les sujets. Or les choses ne sont pas si simples, il y a un principe de réalité." Stéphanie Rist se réjouit, malgré tout, de la "Grande marche pour l'Europe" lancée en avril par le mouvement la République en Marche : "Plus de 3 000 portes ont été frappées dans le Loiret, 80 000 personnes ont répondu en France, ce qui me rend optimiste c'est que les Français sont intéressés par l'Europe même s'ils voient qu'actuellement l'Europe est loin d'eux."

Sur les banlieues, Stéphanie Rist soutient que "le plan Borloo a beaucoup nourri les propositions du président Macron, dont le message est bien de dire que ce n'est pas qu'une question de moyens, mais une responsabilité des élus, des acteurs associatifs pour faire évoluer les choses."

Plus surprenante, la position de Stéphanie Rist sur les municipales de 2020 à Orléans. Alors que nombre d'observateurs, depuis Paris, jugent Olivier Carré "macron-compatible" pour ce scrutin, Stéphanie Rist est beaucoup plus prudente : "Ce qui sera très important pour moi, ce sera de voir la méthode, le projet, et dans un dernier temps on verra la personne qui sera la plus à même de porter ce projet. Ce qu'attendent les citoyens de notre mouvement, notamment ici à Orléans, c'est une méthode d'écoute. Nous devons, dans toutes les communes, être force de propositions pour des projets de ville moderne et solidaire." Et Stéphanie Rist précise à propos d'Olivier Carré : "Je n'ai pas vu dans sa méthode, pour l'instant, qu'il s'agisse d'un projet des habitants d'Orléans." L'intégralité de cette quatrième partie est à écouter ici :

4ème partie : le jeu des voix (Europe, banlieues, municipales)

Je suis heureuse quand je suis utile"

Comment Stéphanie Rist vit-elle cette expérience de députée : "Il y a eu un temps d'apprentissage, reconnaît-elle, pour comprendre le fonctionnement de l'Assemblée, être utile aux bons endroits, c'est ça l'enjeu. Il faut se faire connaître, il faut travailler, en fait." Jusqu'ici, elle n'a été l'auteur d'aucune proposition de loi, d'aucun rapport parlementaire et elle n'a déposé que 2 amendements. "Oui, mais mon engagement premier, c'est de lutter pour améliorer l'accès aux soins, et j'ai passé cette première année notamment à m'occuper de cet engagement, entres autres à travers la mission gouvernementale qui m'a été confiée." En revanche, Stéphanie Rist a dû renoncer à sa volonté de conserver un demie-journée de consultation médicale au CHRO : "J'ai pu le faire jusqu'au mois de novembre, ça devenait de plus en compliqué, y compris pour l'organisation du service." Voit-elle la politique comme une parenthèse dans son parcours de vie ? "Je n'en sais rien, parce que je trouve ça quand même très intéressant. Je suis heureuse de ce travail à partir du moment où je suis utile. Le jour où je ne serai plus utile, je ferai autre chose." L'intégralité de cette cinquième partie est à écouter ici :

5ème partie : le mandat de député