Politique

Stock d'armes d'ETA - Pour Bernard Cazeneuve, c'est "assez simple" de rendre les armes

Par Bixente Vrignon et Margaux Stive, France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque et France Bleu lundi 20 mars 2017 à 18:11 Mis à jour le lundi 20 mars 2017 à 21:10

Bernard Cazeneuve (ici à Amiens) : "Il faut rendre les armes dans le cadre de l'Etat de Droit"
Bernard Cazeneuve (ici à Amiens) : "Il faut rendre les armes dans le cadre de l'Etat de Droit" © Maxppp -

Pour le premier ministre, "il faut aller devant la Justice", pour rendre les armes. Bernard Cazeneuve a répondu ce lundi aux questions de France Bleu en marge d'un déplacement à Pau.

Le premier ministre Bernard Cazeneuve a réagi ce lundi en marge d'un déplacement à Pau à la décision d'ETA de rendre les armes. "La détention d'armes est une chose prohibée et ces armes ont été utilisées pour commettre des actions violentes dans un État de droit. Si on veut restituer les armes, il n'y a rien de plus facile que cela, il faut les restituer dans le respect des règles de l’État de droit : aller devant la justice qui mène les enquêtes et dire « Voilà, nous avons décidé de mettre fin à la violence, nous restituons toutes les armes »".

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"C'est assez simple"

Le premier ministre a continué, vantant la simplicité du processus: "C'est assez simple de le faire. Et bien entendu aucun gouvernement ne peut s'opposer à ce que des armes qui ont été à l'origine d'actes violents ne soient restituées. Mais ces armes doivent être restituées dans le respect des règles judiciaires engagées après la commission des crimes. Ça s'appelle l’État de droit ! Et aucun premier ministre dans la République ne peut tenir un autre propos, s'il est ardemment et attaché à l’État de droit que celui que je viens de tenir."

"Aucun gouvernement ne peut s'y opposer"

Bernard Cazeneuve a également mis le désarmement comme préalable à la fin de la violence. "Il est important que la violence cesse, pour qu'elle cesse, il faut restituer les armes, et les armes ne peuvent pas être restituées autrement que dans le cadre des règles de d’État de droit parce que la force de la démocratie, le respect des droits de la personne, c'est aussi le respect de l’État de droit dans la totalité de ses principes et de ses fondements", a-t-il conclu.

L'organisation armée basque ETA (Euskadi Ta Askatasuna, "Pays Basque et liberté") a l'intention de déposer les armes d'ici le 8 avril. L'annonce a été faite ce vendredi par Jean-Noël Etcheverry (dit Txetx) porte-parole de Bizi, (association altermondialiste), qui joue les intermédiaires entre ETA et l'Etat français.

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