Politique

Stock d'armes d'ETA : "la porte est à moitié ouverte"

Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque lundi 20 mars 2017 à 20:34

Txetx, "artisan de la paix" accueilli à son retour de garde à vue
Txetx, "artisan de la paix" accueilli à son retour de garde à vue © Maxppp -

Le Premier Ministre Bernard Cazeneuve a déclaré à Pau que ce serait "assez simple" pour ceux qui le veulent de restituer les armes d'ETA "dans le cadre de l'Etat de droit". "Une porte à moitié ouverte" pour le président de la CAPB, une déception pour l'association Bake Bidea.

Va-t-on vers un désarmement complet d'ETA? Le vendredi 17 mars, la nouvelle filtrait que l'organisation armée, qui abandonné les "actions armées" depuis cinq ans, restituerait son arsenal. Information confirmée dans la foulée au cours d'un forum organisé à Biarritz par l'association Bake Bidea. Ce lundi 20 mars, en marge d'un déplacement à Pau, le Premier Ministre Bernard Cazeneuve n'a pas opposé une fin de non-recevoir mais plutôt indiqué la voie: il faut que les armes soient rendues "dans le respect de l'Etat de droit".

Porte entrouverte

C'est un petit pas en avant pour le président de la Communauté d'Agglomération Pays Basque (CAPB), Jean-René Etchegaray qui note que "le désarmement n'est donc pas impossible". Il rajoute que pour les élus du Pays Basque, le principal, c'est que le désarmement soit effectif, c'est à dire que les caches qui parsèment le Pays Basque soient définitivement vidées de leur contenu.

Jean-René Etcehagary: "le désarmement est un acte majeur dans le processus de pais".

L'association Bake Bidea a organisé le forum du 17 et 18 mars à Biarritz et pousse en faveur du processus de paix. Elle est en revanche déçue de ces déclarations qui ne vont pas assez loin, selon son analyse. Pour Anaïs Funosas, présidente de l'association, les prisonniers basques ne doivent plus subir de mesures spéciales.

Anaïs Funosas: "L'Etat de droit doit s'appliquer à tous, et notamment aux prisonniers basques".