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Politique DOSSIER : L'avenir institutionnel de l'Alsace dans le Grand Est

Strasbourg, siège de la collectivité Alsace ? Jacqueline Gourault rétropédale et les élus se divisent

mardi 30 octobre 2018 à 10:31 - Mis à jour le mardi 30 octobre 2018 à 20:40 Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Après avoir affirmé que Strasbourg serait la capitale de la collectivité européenne d'Alsace, Jacqueline Gourault, la ministre de la cohésion des territoires, fait marche arrière. Chez les élus locaux, la question est loin d'être tranchée.

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires.
Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires. - Copie d'écran Public Sénat

Alsace, France

Cafouillage au gouvernement. Mardi matin, Jacqueline Gourault est sur la chaîne Public Sénat. Lorsqu'une journaliste lui demande si Strasbourg serait la capitale de la collectivité européenne d'Alsace, la ministre de la Cohésion des territoires n'hésite pas une seconde : "La question ne se pose pas.

Sauf que cette intervention déclenche une pluie de réaction chez les élus locaux. Laurent Furst, député de la 6e circonscription du Bas-Rhin et Eric Strumann, élus dans la 1ère circonscription du Haut-Rhin, mais aussi la sénatrice haut-rhinoise Catherine Troendlé ou encore le maire de Colmar, Gilbert Meyer.

Tous sont d'accord sur un point : non, la question du siège de l'Alsace n'est pas tranchée. Cette question risque d'éclipser les sujets plus importants dans l'immédiat concède Éric Straumann. "C'est pour ça qu'on ne l'a pas encore abordée. Je n'allais pas rester sans réaction face aux propos de la ministre", explique-t-il avant de préciser : "Il faudra d'abord aborder un certain nombre de questions sur le contour des compétences, sur le transfert financiers aussi, car cela n'a jamais été abordé. Et l'un des sujets qu'il faudra aborder, ce sera la question du siège bien entendu." explique l'élu de la circonscription de Colmar qui ajoute : "Mais il ne faut pas sous-estimer le sentiment de déclassement que pourraient avoir les Haut-Rhinois." 

Jacqueline Gourault revient sur ses propos : le siège n'est pas choisi

Tous demandent une clarification. L'affirmation de la ministre contredit en effet celle du Premier ministre. Lundi, la question avait été posée à Edouard Philippe en conférence de presse. Le Premier ministre avait affirmé que le débat n'était pas tranché. Finalement, lors des questions à l'Assemblée nationale, le député LREM de la 9e circonscription du Bas-Rhin, Vincent Thiébaut, interpelle Jacqueline Gourault qui effectue un rétropédalage : oui, ce sera bien aux élus locaux de trancher.

Une question qui divise

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer avait indiqué lors de la phase de concertation son envie de faire de sa ville le chef-lieu de l'Alsace : "Colmar s'impose car c'est à égale distance d'Altkirch et de Haguenau. Il n'y a pas lieu de tout concentrer à Strasbourg." Une position que le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), ne partageait évidemment pas. "La métropole régionale doit être le chef-lieu. C'est logique puisque Strasbourg est la capitale européenne." Le maire strasbourgeois confie d'ailleurs : "_Je me suis entretenu avec Jacqueline Gourault, et pour elle, il n'y a pas de discussion à ce sujet_. Après, s'il doit y avoir quelques délocalisations sur certaines compétences, pourquoi pas." 

En 2013, cette question du siège avait pollué la campagne du référendum. Les Alsaciens s'étaient prononcés contre la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.