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Politique

Le Congrès des maires de France s'ouvre sur fond de fortes tensions avec l'exécutif

lundi 20 novembre 2017 à 15:50 Par Marina Cabiten, France Bleu

Les maires de France veulent faire de leur 100e congrès, qui se tiendra de mardi à jeudi à Paris, un moment de clarification avec l'exécutif. Plusieurs mesures gouvernementales sont décriées par les élus, qui attendent Emmanuel Macron de pied ferme.

François Baroin, président de l'AMF, avec Emmanuel Macron en mars 2017
François Baroin, président de l'AMF, avec Emmanuel Macron en mars 2017 © Maxppp -

Le 100e Congrès des maires de France s'ouvre mardi à Paris. Plus de 15.000 maires et une quinzaine de ministres sont attendus Porte de Versailles mais le point d'orgue sera pour jeudi, jour de la traditionnelle visite du président de la République. Emmanuel Macron n'a pas bonne presse parmi ces élus. Car depuis son élection, plusieurs mesures de son gouvernement ont plombé les maires.

Un serrage de ceinture qui dure depuis trop longtemps

Disparition des emplois aidés, baisse des APL, et plus récemment la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français. Elle est synonyme d'une nouvelle ressource financière en moins pour les communes, alors que l'État continue de demander des efforts financiers aux collectivités locales. De nombreux édiles disent ne plus en pouvoir, comme dans la Marne où France Bleu Champagne-Ardenne a recueilli leur parole.

Après sept ans de baisse des dotations de l'Etat, "c'est l'inscription de cette politique dans la durée qui pose question", fait valoir le maire de Troyes et président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin. Principal point de friction : l'objectif de 13 milliards d'euros d'économie imposé aux collectivités sur la durée du quinquennat. Pour y parvenir, le gouvernement demande aux 319 plus grosses collectivités, dont les grandes villes et intercommunalités, de limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an, à défaut de quoi elles s'exposeraient à des sanctions financières. Un objectif jugé "injuste et inatteignable" par les maires, qui estiment que les communes ont déjà pris leur part dans la baisse des dépenses publiques.

  - Visactu
© Visactu -

Des menaces...

C'est "une volonté de mise sous tutelle de l'Etat", affirme André Laignel (PS), vice-président de l'AMF, qui ne voit pas en l'état "les contreparties aux contraintes que l'Etat veut nous imposer."

André Laignel fait planer une double menace pour faire pression sur l'exécutif, celle d'une saisine du Conseil constitutionnel et celle d'un boycottage de la Conférence nationale des territoires, comme l'ont fait les régions.

... mais aussi une volonté d'apaisement

Mais cette idée de boycott ne fait pas l'unanimité. "Je ne le souhaite pas", a déclaré François Baroin. Pour le président de l'AMF, "ce n'est pas ce président et ce gouvernement qui sont en cause, c'est une pente inexorable qui est mise en oeuvre depuis longtemps". Il estime que l'intervention d'Emmanuel Macron jeudi sera véritablement décisive pour la tournure de ses relations avec les maires, ce que confirment certains d'entre eux comme dans cet exemple en Côte d'Or.

On souhaite des annonces qui redonnent confiance" - Ludovic Rochette, président des maires de Côte-d'Or

D'ici là, le chef de l'État recevra mercredi 1.500 maires à l'Élysée pour 'marquer l'importance de ce tissu d'élus de proximité".