Politique

Suppression des conseils généraux : réactions dans la Marne et les Ardennes

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 9 avril 2014 à 10:06

À gauche, Benoît Huré, pdt conseil général des Ardennes ; à droite, René-Paul Savary, pdt conseil général de la Marne.
À gauche, Benoît Huré, pdt conseil général des Ardennes ; à droite, René-Paul Savary, pdt conseil général de la Marne. © MaxPPP

Manuel Valls a annoncé qu'il souhaitait supprimer les conseils départementaux d'ici 2021 et diminuer de moitié le nombre de régions d'ici 2017. De nombreux présidents des conseils généraux s'opposent à cette mesure. C'est le cas dans la Marne et les Ardennes.

Manuel Valls a prononcé ce mardi son discours de politique générale devant l'Assemblée. Il a obtenu le vote de confiance des parlementaires : 306 voix pour, 239 voix contre. Le Premier ministre explique qu'il souhaite faire baisser le coût du travail en finançant 30 milliards d'euros de baisse de charges. Pour cela, il compte réaliser 50 milliards d'euros d'économies et pour y arriver il veut notamment repenser le mille-feuilles des collectivités territoriales en supprimant les départements et la moitié des régions.

> Retrouvez l'intégralité du discours de politique générale de Manuel Valls en vidéo.

Moitié moins de régions d’ici 2017 Dans un premier temps, cette réduction du nombre de régions se fera sur la base du volontariat. Les régions pourront proposer de fusionner par "délibérations concordantes ", mais en l’absence de propositions après les élections départementales et régionales de mars 2015, le gouvernement proposera une nouvelle carte des régions.

Autre changement de cap : Manuel Valls promet la suppression de la "clause de compétence générale ", qui permet à une collectivité d’intervenir dans tous les domaines qu’elle juge nécessaires, même si ça ne fait partie de ses compétences.

Les conseils départementaux seront supprimés d’ici 2021 L’idée de rayer les conseils départementaux (ex conseils généraux) n’est pas nouvelle, l’OCDE a même indiqué dans un rapport que ça engendrerait des "économies d’échelle substantielles ". Les présidents des conseils départementaux craignent de leur côté que les citoyens perdent de la proximité avec la collectivité.

Autre inquiétude : qui prendra en charge les compétences des départements ? Ce sont eux qui gèrent notamment les collèges, les routes et de nombreuses allocations de solidarité comme le RSA ou l’APA.

Vos réactions et celle de René-Paul Savary, président du conseil général de la Marne

Benoît Huré, président du conseil général des Ardennes