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Politique

Suspicions d'emplois fictifs pour les collaborateurs de l'extrême-droite au conseil régional du Grand Est

Le président du conseil régional du Grand Est a annoncé jeudi 20 juin avoir saisi la procureure de la République de Strasbourg pour des présomptions d'emplois fictifs. Quatre collaborateurs sont concernés, tous issus de l'ancien groupe Front national.

Le président du conseil régional a annoncé à la tribune avoir saisi le procureur de la République de Strasbourg
Le président du conseil régional a annoncé à la tribune avoir saisi le procureur de la République de Strasbourg © Radio France - Steven Gouaillier

Metz, France

Ils n'auraient pas laissé de traces au conseil régional. Ni au restaurant administratif, ni dans les frais de déplacement, ni même à la photocopieuse. Difficile dans ce cas de juger de l'activité de ces quatre collaborateurs, tous rattachés à l'ancien groupe Front national au moment de la création de la région Grand Est. C'est la raison pour laquelle Jean Rottner, président du conseil, a décidé ce mardi 18 juin de saisir la procureure de la République de Strasbourg

"Quand on soupçonne une forme de délit, on est obligé de le déclarer" - Jean Rottner

Les quatre personnes, toujours en activité, seraient aujourd'hui réparties dans les trois groupes issus de la scission du groupe FN (CNIP, Patriotes, Rassemblement National).

"J'ai tous les mails qui prouvent ce travail régulier"

Pourtant, le patron du groupe Les patriotes au conseil régional Florian Philippot ne craint pas franchement l'épée de Damoclès : "J'ai quatre collaborateurs en ce moment qui travaillent sur les délibérations, les notes qu'on leur demande... et j'ai évidemment tous les mails qui prouvent ce travail régulier". L'ancien candidat à la présidentielle n'exclut d'ailleurs pas de porter à son tour l'affaire devant la justice : "J'attaquerai évidemment en diffamation en cas d'attaque ou de supputations d'emplois fictifs".

Une "attaque politique" pour le Rassemblement national

Même discours du côté du Rassemblement national. La présidente du groupe, Virginie Joron, dit songer à déposer plainte pour dénonciation calomnieuse : "J'ai six collaborateurs dans mon équipe, qui tous travaillent activement. J'ai toutes les preuves de leur activité, ils sont tous là aujourd'hui pour la séance plénière".  Parmi lesdites preuves, le tableau des congés des six personnes concernées. 

Pour évoquer la démarche du président du conseil régional, Virginie Joron y voit même une sorte de vengeance électorale : "Je peux comprendre cette attaque parce que les européennes ont donné des résultats très bons pour nous et très négatifs pour eux. Mais là il s'est clairement mis dans une démarche politicienne". 

Dans un communiqué, le groupe a également dénoncé "des pratiques de flicage des collaborateurs totalement illégales".