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Tension entre Etat et majorité nationaliste : Gilles Simeoni et l’exécutif insulaire musclent leur discours

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Par , , France Bleu RCFM

À l’occasion d’une conférence de presse organisée mardi, le président de l’exécutif et ses conseillers ont parlé « d’une situation politique extrêmement grave ». Gilles Simeoni n’exclut pas la possibilité de construire un rapport de force « ne se limitant pas à l’action institutionnelle ».

Gilles Simeoni / Illustration
Gilles Simeoni / Illustration © Maxppp - Valérie Vrel

C’est un véritable avertissement qu’a voulu lancer l’exécutif de Corse à l’Etat. Une conférence de presse était organisée hier après-midi, au sortir de la réunion hebdomadaire du conseil exécutif. Gilles Simeoni et sept de ses conseillers exécutifs, toutes tendances confondues, avaient convié la presse à l'hôtel de région pour affirmer leur position. Selon eux, si la situation politique est bloquée aujourd’hui, l’Etat en est l’unique responsable.

Il faut dire que ces derniers temps, les sujets de discordes sont nombreux entre majorité nationaliste et Paris. Derniers exemples en date, le statut de DPS (détenu particulièrement signalé) d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, ou encore les déclinaisons des plans de relance de la région et de l’Etat.

Gilles Simeoni y voit une volonté de nier toutes les revendications portées par son courant politique. « Pour la première fois depuis 1982, nous avons un discours d’Etat assumé, qui consiste à dire qu’il n’y a pas de peuple corse, qu’il n’y a pas de dimension historique à la question corse ». Pour agrémenter son propos, le président du conseil exécutif évoque les différents statuts particuliers dont a bénéficié la Corse, en 1982 par exemple, ou encore avec la reconnaissance de la notion de « peuple corse » via le statut Joxe de 1989.

Des mobilisations à venir, mais pas de retour à la violence

Gilles Simeoni lui-même le concède, les revendications nationalistes avancent beaucoup moins vite « avec un mouvement nationaliste très largement majoritaire dans les urnes  et une violence clandestine qui a disparu ». « Un paradoxe » selon les mots du président de l’exécutif .

Pour autant, pas question de faire un saut dans le passé et d’appeler au retour de la violence clandestine. « Pas de retour en arrière possible sur ce point » dit fermement Gilles Simeoni. « Il n’y a pas d’autre voie possible que celle de la démocratie » poursuit le président de l’exécutif avant d’évoquer de nouveau « un Etat qui refuse de prendre en compte ce que nous sommes, ce pour quoi nous avons voté et cela crée un déficit de démocratie ». Selon lui, « La Corse doit à présent se donner les moyens de dépasser cette situation de blocage ».

Première date pour mesurer l'effet de ces propos, ce samedi à Corte, avec la manifestation organisée en soutien à Alain Ferrandi et Pierre Alessandri.

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