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Dossier : Élections territoriales en Corse

Territoriales 2017 : l'inévitable dialogue avec Paris

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Par , , France Bleu RCFM
Corse, France

La victoire en poche, les nationalistes attendent à présent de Paris un signe fort. De quoi prouver une volonté d'avancer sur les revendications portées depuis des années. Et pour l'instant, seuls deux communiqués très laconiques ont été diffusés pour amorcer un dialogue.

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni à Matignon le 18/01/2016
Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni à Matignon le 18/01/2016 © Maxppp - maxppp

Dès que la victoire des nationalistes a été actée, le gouvernement a entrouvert la porte. Timidement car le pacte girondin d’Emmanuel Macron a ses limites avec la Corse, suffisamment pour ne pas risquer de bloquer tout dialogue avec la Corse. C’est pourquoi les communiqués officiels sont le canal choisi par Paris, pour tendre la main à la Corse. Tout d’abord, le Premier ministre, l'AFP indique qu'Edouard Philippe adresse aux nationalistes ses félicitations républicaines, et se dit prêt à recevoir Gilles Simeoni à Paris.

Gilles Simeoni : « Il s’est dit prêt à me recevoir mais je lui ai dit qu’au-delà des contacts que nous pourrions avoir éventuellement au plan individuel ce qui était indispensable c’est d’acter d’abord la victoire des nationalistes, la nouvelle donne politique d’ensemble en Corse. J’attends et nous attendons et espérons un geste politique et symbolique fort et immédiat de la part du gouvernement et sans doute également du Président de la République pour prendre acte de cette nouvelle donne. L’échange a été très cordiale, je pense qu’il avait été préparé par le Premier ministre, en ce qui me concerne je ne m’attendais pas à cet appel…dans les minutes ayant suivies l’appel Matignon a communiqué dans la presse, cela avait été muri et réfléchi en amont. Au-delà du contact qui a été extrêmement poli, ce qui est important maintenant c’est le fond politique, qui n’est pas encore clarifié du côté de Paris donc nous attendons. Encore une fois pas de surenchère, aucune notion d’ultimatum chez nous mais la claire conscience des enjeux. »

Une rencontre, un dialogue, mais sur quel thème ? 

On trouve peut-être une réponse dans l’autre communiqué, signé de Gérard Colomb, pour qui le gouvernement est prêt à répondre aux attentes des corses dans les domaines économiques, sociaux, environnementaux et de santé. 

Donc ne parlons pas des choses qui fâchent.  Coofficialité de la langue, statut de résident, amnistie des prisonniers dits politiques, et statut d’autonomie renforcée pour la Corse. Rien pour l’instant qui ne laisse entrevoir une amorce de dialogue, d’où la menace brandie par Jean-Guy Talamoni d’organiser très rapidement des manifestations populaires et de faire le tour des capitales européennes pour mettre la France à l’index en cas, dit-il, de déni de démocratie.

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