Politique

Tonalité de la primaire à droite : "C'est mal parti", selon Alain Juppé

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu lundi 29 août 2016 à 14:47

Alain Juppé samedi avant son meeting à Chatou dans les Yvelines.
Alain Juppé samedi avant son meeting à Chatou dans les Yvelines. - © Maxppp

Les attaques ont fusé ce week-end entre les concurrents de la primaire de la droite et du centre (20 et 27 novembre). Le maire de Bordeaux Alain Juppé, lui, ne veut pas "s'engager dans une guerre".

Qui imagine le général De Gaulle mis en examen ? La petite phrase de François Fillon qui a pris le soin de ne jamais citer Nicolas Sarkozy a constitué le point d'orgue d'un week-end de rentrée politique où les attaques entre les concurrents de la primaire de la droite et du centre se sont multipliées. Deux jours après son discours de rentrée à Chatou dans les Yvelines, Alain Juppé a cherché à prendre de la hauteur. "Je n'ai pas du tout l'intention de m'engager dans une guerre" a déclaré ce lundi le maire de Bordeaux à l'issue de la cérémonie commémorant la libération de la ville en 1945.

Alain Juppé poursuit : "Je n'ai attaqué personnes. Mes seuls adversaires sont le Front National et le pouvoir en place et je continuerait sur cette ligne. Je ferai une campagne loyale et je souhaite que tout le monde fasse pareil même si ce n'est pas très bien parti". L'ancien Premier ministre est également revenu sur son concept d'identité heureuse décrié par Nicolas Sarkozy. "Je n'imagine pas que l'on puisse proposer aux Français d'être malheureux. Je sais ce que sont les souffrances d'une partie de notre population et j'ai une vision très claire de ce qu'il faut faire. Mais c'est un objectif et une espérance que je veux faire lever : demain peut-être meilleur qu'aujourd'hui".

Alain Juppé : "Mes seuls adversaires ? Le FN et le pouvoir en place."

►►► A lire aussi : Alain Juppé peut-il gérer Bordeaux et sa campagne pour la primaire ?

Partager sur :