Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Tours : 150 personnes contre "les violences policières"

mardi 4 décembre 2018 à 19:34 Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine

150 personnes ont répondu à l'appel de la France Insoumise pour venir dénoncer ce qu'ils qualifient de "violences policières" lors des manifestations du vendredi 30 novembre et du 1er décembre à Tours. Les organisateurs ont pris contact avec un avocat pour accompagner les blessés.

Des fleurs ont été déposées place Jean Jaurès à Tours, là où un homme a perdu une main dans la manifestation de samedi
Des fleurs ont été déposées place Jean Jaurès à Tours, là où un homme a perdu une main dans la manifestation de samedi © Radio France - Xavier Louvel

Indre-et-Loire, France

Certains avaient endossé leur gilet jaune, d'autres sont venus sans. Le rassemblement de ce mardi 4 décembre place Jean Jaurès à Tours avait pour objet de dénoncer ce que les organisateurs appellent "les violences policières" lors des manifestations des 30 novembre et 1er décembre à Tours. Une vingtaine de personnes ont été blessées samedi dans les rangs des manifestants et une quinzaine de policiers selon les chiffres de la préfecture d'Indre-et-Loire. Parmi les blessés, un homme a perdu une main en tentant de relancer une grenade assourdissante lancée par les policiers. Les manifestants se sont retrouvés dans le calme place Jean Jaurès pour déposer des fleurs sur les lieux où l'homme a perdu sa main, avant de défiler en ville, en passant par la rue Nationale. 

L'un des organisateurs annonce avoir pris contact avec un avocat. Il va recueillir les éventuelles plaintes des personnes blessées pendant les manifestations de vendredi et samedi, et engager ensuite des procédures devant la justice. 

Dans un communiqué, le groupe politique C'est au Tour(s) du Peuple juge les événements de vendredi et samedi "inacceptables". Il interpelle la préfète d'Indre-et-Loire :
"Qui a décidé vendredi d’une telle violence envers des lycéens et de blesser ainsi nos jeunes au lieu de les protéger ? Qui a pris la décision d’interdire la rue Nationale que pratiquement, et depuis des lustres, toutes les manifestations sociales empruntaient ? Quel insensé a pensé que, comme à Paris, la manifestation des gilets jaunes à Tours samedi serait forcément débordée par des commandos de casseurs et qu’il fallait prendre des dispositions exceptionnelles et un armement anti-émeute surdimensionné ? Madame la Préfète, qui a donné l’ordre de barrer la rue Nationale et de disperser immédiatement la manifestation ? Est-ce Monsieur le Maire qui n’a pas dit un mot pour les victimes ? Est-ce un commandant de gendarmerie trop zélé ? Comment comptez-vous faire respecter le droit de manifester si la possible présence de casseurs peut être évoquée pour, de fait, l’interdire ?"