Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

"Trahison", "homme sans honneur", "minable" : vives réactions au PS sur le vote de Valls pour Macron

mercredi 29 mars 2017 à 11:02 - Mis à jour le mercredi 29 mars 2017 à 14:59 Par Marina Cabiten, France Bleu

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour de la Présidentielle, l'ancien Premier ministre l'a annoncé ce mercredi. Il préfère donc le candidat "En Marche !" au vainqueur de la primaire de la gauche, Benoît Hamon. Pour beaucoup, ce choix ne passe pas.

Manuel Valls votera Emmanuel Macron dès le premier tour de la Présidentielle - illustration
Manuel Valls votera Emmanuel Macron dès le premier tour de la Présidentielle - illustration © AFP - PATRICK KOVARIK

Rares sont les poids-lourds du Parti socialiste qui n'ont pas affiché leur indignation, mercredi matin, après l'annonce de Manuel Valls. L'ancien Premier ministre ne votera pour Benoît Hamon, le candidat à la Présidentielle qui l'a battu lors de la primaire de la gauche. Il lui préfère Emmanuel Macron, l'ancien ministre de l'Économie qui a quitté le gouvernement et le PS pour se lancer avec son mouvement "En Marche !".

"Minable tentative de sabotage"

Certains de ces réactions sont très véhémentes. Manuel Valls est "un homme sans honneur", pour Arnaud Montebourg, autre candidat malheureux de la primaire. "Manuel Valls, tu nous fais honte", écrit le député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci. Karine Berger, députée des Hautes-Alpes et membre du bureau national du PS, qualifie, quant à elle, de "minable" l'attitude de l'ancien Premier ministre. "Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable."

Co-directeur de campagne de Benoît Hamon, Mathieu Hanotin a utilisé le même qualificatif, évoquant sur BFMTV une "minable tentative de sabotage". Quant à Benoît Hamon, qui n'est "pas surpris", il regrette un "manquement à la parole donnée", puisque la charte de la primaire de la gauche indiquait qu'une fois le vainqueur désigné, les autres candidats s'engageaient à lui apporter leur soutien. Pour Aurélie Filipetti, ce "mépris de la démocratie" est "pathétique."

Face à cette vague de réactions, le patron du parti Jean-Christophe Cambadélis a appelé les socialistes "au calme". Lui se dit "triste" de ce ralliement.

Réalisme politique

D'autres réactions sont plus pragmatiques, comme celle de François Lamy (un proche de Martine Aubry), qui évoque une "tactique personnelle" de la part de Manuel Valls. "Que Manuel Valls choisisse Emmanuel Macron ça relève de la bonne logique politique" , a indiqué mercredi sur Franceinfo Yannick Jadot, candidat écologiste qui a rejoint Benoît Hamon. "On assiste à une clarification politique. Manuel Valls rejoint Emmanuel Macron. Ils étaient tous les deux co-auteurs de ce quinquennat avec la ligne politique qu'ils ont choisie avec François Hollande".

"Je vois que comme moi, Manuel Valls, a fait primer la cohérence avec les idées qu'il a toujours défendues et le sens des responsabilités qui l'a toujours caractérisé", a déclaré sur Franceinfo l'écologiste François de Rugy, candidat à la primaire socialiste et soutien d'Emmanuel Macron.

Enthousiasme mesuré d'Emmanuel Macron

Après avoir "remercié" son ancien chef du gouvernement sur Europe 1, Emmanuel Macron, a toutefois assuré qu'il serait "le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques". Et son équipe n'a pas tardé à réaffirmer qu'il "ne gouvernerait pas" avec Manuel Valls. L'ancien Premier ministre, qui a progressivement rompu avec la candidature de Benoît Hamon depuis la primaire socialiste fin janvier, a justifié sa défection par la volonté de "ne vouloir prendre aucun risque pour la République" face au niveau élevé de la candidate du Front national Marine Le Pen, promise à une qualification au second tour selon les sondages.

  - Visactu
© Visactu -