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Politique

Transition écologique :"Il faut arrêter avec les grandes annonces et rentrer dans le concret" assure Barbara Pompili

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Par , France Bleu Picardie

La députée La République en marche de la Somme et ancienne membre d'Europe Ecologie Les Verts, Barbara Pompili était l'invitée de France Bleu Picardie ce jeudi matin. L'élue picarde se réjouit que le gouvernement prenne enfin le taureau par les cornes en matière de transition écologique.

La députée en marche de la Somme était l'invitée France Bleu Picardie de jeudi matin.
La députée en marche de la Somme était l'invitée France Bleu Picardie de jeudi matin. © Maxppp - Auélien Morissard/IP3 PRESS/MAXPPP

Somme, France

Au lendemain du discours de politique générale d'Edouard Philippe, la députée La République en marche de la Somme, Barbara Pompili était l'invitée de France Bleu Picardie ce jeudi matin. L'élue est notamment revenue sur les annonces du Premier ministre en matière d'écologie. C'est en effet l'une des thématiques sur lesquelles il a passé le plus de temps, environ 15 minutes sur une heure de prise de parole. 

"Cela va vous surprendre, mais ce qui m'a plu, c'est qu'il n'y a pas eu de nouvelles grande annonces, assure Barbara Pompili. On en a fini avec les grandes annonces : on sait qu'il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre, on sait vers où on doit aller. Maintenant, il faut rentrer dans le concret. J'ai apprécié que le premier ministre prenne du temps pour expliquer comment on allait s'y mettre."

Parmi les mesures, l'élue salue la volonté de réformer le crédit d'impôts de transition énergétique. "L'isolation thermique de nos habitations, c'est un point très important. Mais on n'arrive pas à respecter nos engagements en la matière. Ceux qui essayent de rénover leurs logements se cassent les dents car c'est trop compliqué. Là, on va remettre toutes les aides à plat. On va rendre l'argent plus utile."

Le premier ministre a par ailleurs annoncé un vaste plan de lutte contre le gaspillage, comprenant par exemple l'interdiction des plastiques jetables de l'administration à compter de 2020. Mais ne faudrait-il pas mieux interdire la production de plastiques tout court ? 

"A terme, il faudrait certainement le faire, reconnait Barbara Pompili. En attendant, il faut faire en sorte de recycler au maximum le plastique et aussi d'en utiliser le moins possible. Le plastique à usage unique, on peut s'en passer donc c'est déjà bien de le faire au niveau de l'administration. Cela fait deux ans que je me bats contre les bouteilles en plastique à l'assemblée nationale, et je n'ai toujours pas gagné la bataille. Donc c'est bien de créer des normes pour que tout le monde s'y mette." 

Sortir du glyphosate

La députée de la Somme a également commenté l'organisation du tout premier dépistage au glyphosate grâce à des urines, mercredi à Ducrat (Somme) par l'association Novissen. "Ce genre d'action permet aux gens de prendre conscience qu'un tel pesticide est présent dans notre corps sans qu'on ait forcément le choix, reconnait-elle. Donc que des associations le fassent, c'est bien. Après, en ce qui concerne l'argent public, je veux qu'il soit dépensé pour aider nos agriculteurs à se passer de glyphosate."

Sur l'écologie, le problème jusqu'à maintenant c'était la gestion de l'urgence

Finalement, n'a-t-on pas perdu trop de temps dans la lutte contre le réchauffement climatique ?"Ça fait 20 ans qu'on perd du temps, regrette Barbara Pompili. Mais je ne vais pas me plaindre que des personnes qui ne sont pas écologistes à la base prennent conscience de l'enjeu. Il y a eu des réformes, même depuis le début du quinquennat. Le problème c'était la gestion de l'urgence, on n'allait pas assez vite. Là il y a une volonté de mettre un coup d'accélérateur, je ne vais pas me plaindre !"

L'interview complète de Barbara Pompili est à réécouter ici. 

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