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Politique

VIDÉOS - Régionales 2015 : ce qu'il faut retenir du débat en Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées

jeudi 12 novembre 2015 à 18:27 - Mis à jour le jeudi 12 novembre 2015 à 20:37 Par Olivier Uguen, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon, France Bleu Occitanie et France Bleu

Transport, économie, tourisme, organisation territoriale, éducation : les cinq principales têtes de liste en Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées ont pu débattre et confronter leurs programmes ce jeudi après-midi à Narbonne à l'initiative de France Bleu.

Régionales : débat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Régionales : débat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées © Radio France

Ils ont accepté l'invitation de France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Toulouse et France Bleu Roussillon : à moins d’un mois des élections, le premier débat des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées qui s’est tenu ce jeudi après-midi à l'hôtel de ville de Narbonne a rassemblé les cinq principales têtes de liste du scrutin.

Autour de Pierre-Jean Pluvy, rédacteur en chef de France Bleu Hérault, et de Stéphanie Mora, rédactrice en chef adjointe de France Bleu Toulouse : Louis Aliot (FN, RBM), Carole Delga (PS, PRG et MRC), Gérard Onesta (EELV, FdG et Parti occitan), Dominique Reynié (LR, UDI, MoDem, CPNT) et Philippe Saurel (Divers gauche).

Les candidats ont débattu pendant 1h50 des principaux thèmes de campagne. Quelle organisation, quelle capitale, quel nom pour la nouvelle région ? Quelle politique en matière de transports, d'économie, de tourisme ou encore d'éducation ?

Retrouvez ci-dessous les principaux points du débat.

Quel nom pour la nouvelle région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées ?

Si certains candidats ont affirmé leur préférence, la majorité d’entre eux souhaite qu'une consultation locale soit mise en place.  "Je suis prêt à aller en justice si le nom nous est imposé", a même affirmé le candidat EELV Gérard Onesta pour qui le nom devrait être "Occitanie - Catalogne".

Le choix du nom de la grande région, qui comptera environ 5,6 millions d'habitants, doit faire l’objet "d’une consultation la plus large possible" selon Carole Delga, tête de liste du rassemblement PS-PRG, et successeur naturel de Martin Malvy, ancien président de Midi-Pyrénées. 

L'ex-secrétaire d'État du gouvernement Valls refuse de "donner de préférence à titre personnel" mais selon elle "ce nom doit fédérer, rassembler, assurer une visibilité à l’international".

"Je crois qu’on n’échappera pas à une consultation populaire", a poursuivi Louis Aliot (Front national), dont "le cœur balance entre Languedoc-Roussillon ("comme Languedoc-Roussillon a laissé la capitale, je pensais qu’on pouvait garder le nom Languedoc-Roussillon qui correspond à une réalité") et Occitanie Pays catalan". 

Pour Dominique Reynié, "une procédure de validation collective" doit se tenir pour choisir "un nom qui fasse référence à ce que nous sommes - Occitanie, Catalogne, Languedoc".

Seul Philippe Saurel a définitivement fait son choix : Le Midi.

Au-delà du nom de la future région, c’est son équilibre territorial qui préoccupe les candidats présents ce jeudi à Narbonne : entre les deux grandes métropoles Toulouse et Montpellier d’une part, entre ces deux grandes villes et le reste du territoire d’autre part.

Le Gard rattaché à PACA ?

Alors que le débat est relancé depuis l’annonce de la fusion de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, la majorité des têtes de listes ont affirmé s’opposer à un rattachement du département du Gard à la région voisine, PACA. 

Pour Dominique Reynié, qui propose de "construire une filière voiture propre autour d’Alès", "ce territoire a un avenir remarquable dans la nouvelle région". "On peut le regarder comme un poumon central". 

"Le Gard a toute sa place dans la nouvelle région", a estimé de son côté Carole Delga, pour qui "on peut tout à fait bâtir des relations avec PACA" et faire partie de la région. 

Pour Louis Aliot, "il n’y a pas de frontière entre le Gard et les Bouches du Rhône", "une partie du Gers est aussi tournée vers l’Aquitaine", ce qui ne veut pas dire que ces territoires doivent changer de région.

Quelle politique des transports ?

En matière de transports, le débat s’est d’abord ouvert sur la question du TER à 1 euro, Carole Delga se disant "favorable à une généralisation" du dispositif "pour les déplacements exceptionnels" ("Je tiens à ce que le TER, le train du quotidien soir accessible à tous").

Pour son opposant de droite Dominique Reynié, "la tarification doit tenir compte des moyens des usagers" mais aussi des ressources dont disposent les collectivités. Quoi qu'il en soit, il faut selon lui "une politique des routes" prioritaire. "6% des personnes dans la région utilisent le train, les trois quarts c’est la route", a fait remarquer le candidat Les Républicains. 

"Je ne suis pas spécialiste de l’aménagement du territoire", "j’ai besoin d’un diagnostic territorial" avant d’engager les fonds publics, a quant à lui estimé le tête de liste divers gauche Philippe Saurel.

Bordeaux - Toulouse, Montpellier - Perpignan : pour ou contre la LGV ?

Les lignes à grande vitesse Bordeaux - Toulouse et Montpellier - Perpignan et leur financement sont un sujet particulièrement clivant pour les candidats. "Toulouse - Narbonne et Montpellier - Perpignan sont des priorités du TGV" pour Louis Aliot, qui a estimé que "nous sommes la risée des Espagnols" sur cette dernière et que "nous devons mobiliser les crédits européens".

Pour Carole Delga, la participation de la région au financement de la LGV Bordeaux - Toulouse ne posera pas problème, "il est bien prévu", même s'il manque 350 millions d'euros à l'enveloppe globale. "L'appel au privé", comme l'envisagent certains, "n'est pas la solution" et il faut "mettre en œuvre Montpellier - Perpignan (...). Notre région doit être une plateforme vers l'Europe du Sud, la Méditerranée".

A l'inverse, le candidat EELV Gérard Onesta se demande : "est-ce que l’objectif ultime est de couper tous les budgets pour mettre Toulouse à 3h15 de Paris ?" "Aucun intérêt" pour les territoires ruraux "qui voient passer le train". 

Pour Philippe Saurel, "il faut dire la vérité aux gens, il n’y a pas d’argent pour faire des deux LGV". "Faire une grande région sans lui donner les moyens est une contradiction qui nous sera fatale (...). A quel point faut-il ignorer l’état budgétaire de notre pays ? On aura des chemins de fer qui passent dans des territoires déserts", a conclu Dominique Reynié.

Economie, tourisme, viticulture

Avec un taux de chômage de 14% en Languedoc-Roussillon et 10,3% en Midi-Pyrénées, la nouvelle grande région est l’une des plus touchées de France. Quelle politique en la matière, notamment pour développer le tourisme aux abords de la Méditerranée ? 

Sur ce point, Carole Delga prône un "patriotisme économique régional fort" et défendra "les investissements dans les ports". "La région aidera fortement la rénovation des logements, à commencer par les travaux de rénovation énergétique", précise-t-elle également.

Pour Louis Aliot, "le plus gros travail est la rénovation et même la construction d’un parc hôtelier, nous sommes en concurrence avec les espagnols qui nous ont dépassé là-dessus".

Dominique Reynié propose "de créer un fonds régional d’investissement de 200 millions d’euros par an". "L’intérêt de ce fonds est que d’autres financeurs viennent, rassurés par l’investissement de la région, pour atteindre 1 milliard d’euros par an" sous forme de prêts ou de prises de participation.

De son côté, Gérard Onesta estime que le développement du tourisme en bord de mer n'est pas la solution en raison du réchauffement climatique : "dans 10 ou 15 ans, les plages n’existeront plus !" "Le tourisme est un outil mais c’est un mal tourisme". Pour lui, "si on doit faire du tourisme, il doit être diffus. Il faut promouvoir l’arrière pays".

Philippe Saurel envisage de "lutter contre le changement climatique en protégeant le littoral : normer par exemple les permis de construire pour ne pas aggraver le phénomène de ruissellement qui est néfaste".

Viticulture. Pilier de l'économie en Languedoc-Roussillon, la viticulture doit être soutenue pour l'export pour la majorité des candidats.

Education et ordinateurs "gratuits" pour les lycéens

En matière d'Education, la nouvelle région doit-elle offrir des ordinateurs gratuits aux lycéens comme c'est le cas en Languedoc-Roussillon, ou le conditionner au niveau de revenus des familles comme le fait la région Midi-Pyrénées ? 

Pour Dominique Reynié, "il faut évaluer" la politique de gratuité mise en oeuvre en Languedoc-Roussillon. Nous avons 190 millions à trouver si nous voulons étendre cela" à l'échelle de la grande région. "Oui il faut une politique de soutien à l’équipement, mais en le conditionnant au niveau de revenus".

Même point de vue pour Louis Aliot ("Il faut distribuer l'ordinateur en fonction des revenus, c’est évident"), Gérard Onesta ("Il faut conditionner aux ressources de la famille mais nous ne laisserons pas un seul gamin sans un matériel informatique de qualité") et Philippe Saurel ("Je ne suis ni marchand d’ordinateur ni le Père Noël (...). Les ordinateurs doivent être distribués en fonction du quotient familial").

Pour Carole Delga, "il est important que tous les lycéens et aussi tous les apprentis" bénéficient "d'un équipement informatique identique, et qu'il ne soit pas plus ou moins performant en fonction du revenu des parents".

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