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Politique

Travailleurs détachés : tensions entre Emmanuel Macron et la Première ministre polonaise

vendredi 25 août 2017 à 17:44 Par Julien Baldacchino, France Bleu

Ce vendredi, la Première ministre de Pologne Beata Szydlo a qualifié "d'arrogantes" les déclarations faites par Emmanuel Macron quelques heures plus tôt. Le président de la République avait jugé que la Pologne "se met en marge de l'UE" en refusant de réformer le statut des travailleurs détachés.

La Première ministre polonaise, Beata Szydlo
La Première ministre polonaise, Beata Szydlo © AFP - JULIEN WARNAND / POOL

"Je conseille à M. le président qu'il s'occupe des affaires de son pays", a lancé ce vendredi la Première ministre de Pologne Beata Szydlo à Emmanuel Macron. "Il réussira peut-être alors à avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité de ses citoyens que ceux garantis par la Pologne", a-t-elle ajouté.

La chef du gouvernement polonais a réagi vivement aux déclarations formulées plus tôt par le président de la République française, qu'elle a jugées "arrogantes" : Emmanuel Macron a affirmé que le refus polonais de durcir la directive européenne était "une nouvelle erreur" de la part de Varsovie.

"Manque d'expérience"

"Peut-être ses déclarations arrogantes sont-elles dues à son manque d'expérience et de pratique politique, ce que j'observe avec compréhension, mais j'attends qu'il rattrape rapidement ces lacunes et qu'il soit à l'avenir plus réservé", a-t-elle déclaré. "Ce n'est ni le président de la France ni aucun autre dirigeant qui décidera personnellement de l'avenir de l'Europe, mais l'ensemble des membres de la communauté", ajoute-t-elle, dans une interview à un site internet polonais.

En campagne depuis deux jours en Europe pour une réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés, Emmanuel Macon a jugé qu'en refusant une telle réforme, la Pologne "se met en marge et décide d'aller à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets". "La Première ministre aura beaucoup de mal à expliquer qu'il est bon de mal payer les Polonais", a-t-il ajouté. Réponse de l'intéressée : "Nous avons les mêmes droits que la France, que les autres pays membres, et nous allons en profiter pour le bien de la Pologne et des Polonais".