Politique

Triangulaire au second tour à Limoges : les concessions de Rodet

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Limousin mardi 25 mars 2014 à 12:52

Gilbert Bernard, tête de liste Front de gauche à Limoges.
Gilbert Bernard, tête de liste Front de gauche à Limoges. © Photo Stéphane Lefèvre - Le Populaire du Centre - Maxppp

Menacé pour la première fois, le socialiste Alain Rodet fusionne sa liste avec "Limoges terre de gauche". A droite, l'UMP Emile-Roger Lombertie a trouvé un accord avec les centristes. Le FN Vincent Gérard se maintient. Les trois candidats à la mairie débattront en direct ce mercredi à 18 heures sur France Bleu Limousin.

Il a dû faire d'importantes concessions et les inscrire à son programme. Alain Rodet a conclu un accord d'entre-deux-tours avec Gilbert Bernard (Front de gauche), qui avait récolté 14 % des voix. Le maire socialiste sortant n'a rassemblé que 30% des Limogeauds et regardait donc dans son rétroviseur.

Son principal concurrent, l'UMP Emile-Roger Lombertie (24% des voix dimanche), a fusionné avec les centristes de Pierre Coinaud (12%). Seul le FN Vincent Gérard présentera une liste identique à celle du premier tour, où il est arrivé troisième avec 17%.

En savoir plus > notre dossier sur la bascule de Limoges à droite

Gratuité des transports

La principale concession du maire sortant, fragilisé par une gifle inédite, concerne les transports en commun. Bus et trolleys deviendront gratuits au plus tard en 2016, selon l'accord conclu avec "Limoges terre de gauche".

Sur les transports à plus longue distance aussi, l'accord pousse Alain Rodet à un revirement presque complet. Il prévoit l'adhésion de la ville à l'association "Urgence POLT" et interdit tout financement important au projet de LGV , dont le maire sortant est un chaud partisan.

Dans notre débat d'avant-premier-tour, Alain Rodet indiquait clairement que "la ville est capable de participer" au financement d'une LGV Poitiers-Limoges.

Les 13 nouveaux candidats éligibles sur la liste Rodet conserveraient aussi leur liberté de voix et de vote au conseil municipal. Même si cela permet au PS de conserver son bastion et à à Alain Rodet d'être réélu, il n'a pas fini d'entendre parler de "Limoges terre de gauche".