Politique

Trois députés PS ne voteront pas le programme de stabilité

Par Julie Guesdon, France Bleu vendredi 25 avril 2014 à 12:24

Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014
Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 8 avril 2014 © Maxppp

Dans une tribune du le quotidien Libération, trois députés PS proches de Martine Aubry ont annoncé ce vendredi leur refus de voter pour le programme de stabilité. Ces trois élus avaient pourtant approuvé la déclaration de politique générale du Premier ministre Manuel Valls. Au PS, un bureau national exceptionnel est prévu lundi soir pour donner une ligne de conduite solennelle sur le vote.

"Pour la première fois depuis juin 2012, nous n'apporterons pas notre suffrage au gouvernement issu de la majorité à laquelle nous appartenons". La grogne est forte pour trois députés socialistes. Vendredi 25 avril, Laurence Dumont, députée du Calvados, Jean-Marc Germain, député de la Nièvre et Christian Paul, ancien secrétaire d'État à l'Outre-mer dans le gouvernement Jospin, ont publié une tribune dans le quotidien Libération où ils expliquent pourquoi ils ne voteront pas pour le programme de stabilité mardi prochain à l'Assemblée.

"Un risque majeur de récession"

Les trois élus, des socialistes proches de Martine Aubry, avaient pourtant approuvé la déclaration de politique générale de Manuel Valls, le 8 avril dernier. Mais depuis, ils réclament "un contrat de majorité", tout comme d'autres élus socialistes et une limitation des économies à 35 milliards d'euros d'ici 2017, au lieu de 50 milliards, au motif d'un "risque majeur de récession".

Pour anticiper la grogne plus importante des élus socialistes, le PS avait annoncé jeudi qu'un bureau national exceptionnel sera tenu lundi soir pour donner une "ligne de conduite solennelle" avant le vote prévu mardi matin. Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux avait lancé un avertissement aux députés qui songeraient à ne pas voter le programme, rappelant qu'il n'y a "pas de vote qui soit sans conséquences". En écho, Jean-Christophe Cambadélis, nouvellement désigné premier secrétaire du PS, s'est montré persuadé que la prise de position du parti serait "très largement entendue" par les députés.

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