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Politique

"Il y a beaucoup de flatteurs" quand on est au pouvoir, selon François Hollande

mardi 19 juin 2018 à 17:58 Par Elie Abergel et Lila Lefebvre, France Bleu Bourgogne

François Hollande était de passage à Dijon ce mardi pour dédicacer son livre "Les leçons du pouvoir" à la librairie Grangier. L'ancien président de la République s'est prêté au jeu des "idées reçues" de France Bleu Bourgogne.

Pour François Hiollande, bien s'entouré est essentiel.
Pour François Hiollande, bien s'entouré est essentiel. © Radio France - Elie Abergel

Dijon, France

Est-ce vrai que l'on dort mal quand on est aux responsabilités ?

François Hollande : Cela permet de rester éveillé, car dans certaines situations, on ne peut pas dormir. Compte tenu de la gravité de certains moments, on peut parfois être appelé à tout moment. Autrement, il faut dormir bien entendu. C'est primordial de dormir et de dormir longtemps quand on le peut pour récupérer ses forces. Il faut toujours avoir du temps pour soi pour se sentir le mieux possible au moment où il faut être en action. 

Quand on est au pouvoir, est-on forcément isolé ? 

François Hollande : Ce n'est pas une idée reçue, c'est vrai. Le pouvoir oblige à rester dans des lieux et empêche d'être en contact avec la population autant qu'il serait nécessaire de le faire. Le pouvoir isole aussi car seul le président de la République peut prendre un certain nombre de décisions. Mais le chef de l'État doit aussi prendre beaucoup d'avis et de conseils, et c'est ce que j'ai essayé de faire, notamment dans les moments les plus douloureux de mon quinquennat, quand il a fallu répondre à l'attaque terroriste par exemple. Dans cette situation, en tant que président, je dois être le premier mais je ne dois pas être le seul. Le pouvoir attire également beaucoup de flatteurs, il faut savoir bien choisir son entourage, et ce n'est pas le plus simple.

Peut-on devenir accro à l'exercice du pouvoir ? 

François Hollande : Ce n'est pas une addiction, non. Le pouvoir c'est aussi servir les autres, et avoir en tête qu'il y a un temps limité pour cela. Quand on a servi le pays, revenir vers les Français, c'est presque une exigence. On ne peut pas prendre un temps si important pour les responsabilités et ensuite faire autre chose. Dans la vie personnelle, évidemment, mais pas dans la vie publique. Je ne crois pas au passage du secteur public au secteur privé.