Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes - Trois mois de concertation permettront de trouver de vraies solutions, estime Laetitia Avia députée LREM

lundi 3 décembre 2018 à 10:43 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

Laetitia Avia, députée LREM, était l'invitée de France Bleu Paris à 08h15. Elle pense que la concertation dans les régions permettra de trouver de vraies solutions et elle soutient l'idée des rencontres entre les élus, les chefs de partis et le Premier ministre organisées ce lundi.

Dégats après les manifestations des Gilets jaunes le samedi 1er décembre 2018 à Paris.
Dégats après les manifestations des Gilets jaunes le samedi 1er décembre 2018 à Paris. © Maxppp - Christophe Petit Tesson

Paris, France

Après les violences qui ont marqué les manifestations des Gilets jaunes à Paris, la députée La République en Marche, Laetitia Avia, était l'invitée de France Bleu Paris à 08h15, ce lundi.  

La députée a constaté "qu'on était dans une radicalisation d'un phénomène et d'un mouvement." Elle rappelle que "le gouvernement et le président de la République ont proposé trois mois de concertation.. pour trouver des solutions". Elle indique que, pour l'instant, personne n'a voulu saisir cette main tendue et qu'il va falloir trouver des solutions concrètes pour chacun des territoires."On a eu ce week-end une réaction extrêmement violente"

Parmi les députés LREM on est 70% à être issus de la société civile" - Laetitia Avia

Pour elle, cette situation pose la question de savoir qui sont les Gilets jaunes. 

Est-ce-que ce sont des personnes en détresse ou qui soutiennent ceux qui sont en détresse ou est-ce-que ce sont des personnes qui ne croient plus à notre démocratie, s'interroge la députée. 

Elle a rappelé avec force que "parmi les députés LREM on est 70% à être issus de la société civile, que moi ça fait à peine deux ans que je suis engagée en politique, que je viens d'une famille populaire, que je crois en notre "méritocratie" républicaine, je crois en la capacité de chacun de sortir de sa condition si l'Etat est là, en effet, pour lui en donner les moyens". 

Aujourd'hui 72% soutiennent les Gilets jaunes (sondage Harris interactive) et 90% estiment que le gouvernement n'a pas été à la hauteur des événements ?

La députée reconnait qu'il y a "une urgence quand on n'arrive pas à boucler ses fins de mois" et que le changement ne va pas assez vite.  

Elle affirme en parallèle que beaucoup de choses ont été faites durant ces 18 premiers mois et elle s'insurge contre ceux qui estiment que les députés LREM ne représentent pas les Français. Elle assure que "les fins de mois difficiles elle les a vécues, sa famille les a vécues et les vit encore et que jamais elle ne balayera ça d'un revers de la main"

Regardez l'intégralité de son interview :

Réunir les chefs de partis et de la majorité est-ce-que c'est la bonne solution ?

Après avoir dénoncé les "propos outranciers des différentes oppositions qui, elles, pouvaient presque se réjouir de ces scènes de violences qui sont hautement condamnables et notamment autour de l'Arc de triomphe ou ces voitures complètement incendiées" elle a précisé que c'était "important que les élus, les chefs de partis soient autour du Premier ministre dans ce moment de concertation".

Les augmentations de janvier vont-elles être annulées ?

Pour la députée ce n'est pas cela qui apaisera les Gilets jaunes et ce n'est pas la solution. Ce ne serait "qu'un écran de fumée" qui ne réglerait pas le problème de fond. Elle estime que pour trouver des solutions, il faut du temps et elle soutient les trois mois de concertation qui ont été proposées par le président Macron.