Politique

Ukraine : la communauté internationale inquiète, Fabius à Kiev jeudi

France Bleu mercredi 19 février 2014 à 12:15 Mis à jour le mercredi 19 février 2014 à 16:43

Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union européenne
Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union européenne © MaxPPP

Alors que la capitale ukrainienne Kiev est prise dans les affrontements entre la police et les opposants au gouvernement, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a dit envisager toutes les options, "y compris des sanctions" contre les responsables de la répression. Laurent Fabius se rendra sur place jeudi, accompagné de ses homologues allemands et polonais.

Après la mort d'au moins 25 personnes mardi et mercredi dans les violents affrontements entre les opposants au gouvernement et les forces de l'ordre, l'Europe est en état d'alerte. Les ministres des Affaires Etrangères des Etats membres de l'Union européenne sont convoqués jeudi après-midi à Bruxelles pour une réunion de crise . Laurent Fabius et ses homologues allemands et polonais se seront auparavant rendus à Kiev dans la matinée.

La question de possibles sanctions à l'encontre du président ukrainien Viktor Ianoukovich sera au coeur des discussions. Déjà mercredi matin, la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réuni les ambassadeurs de l'UE chargés des questions de sécurité. "Toutes les options seront étudiées, y compris des sanctions contre les responsables de la répression ", a-t-elle ensuite affirmé dans un communiqué.

Paris pour des "sanctions rapides et ciblées "

Plus tôt dans la matinée, Laurent Fabius avait annoncé qu'il y aurait "probablement " des sanctions pour les responsables de la répression.

"On ne va pas rester dans l'indifférence" — Laurent Fabius

Dans un communiqué, l'Elysée affirme souhaiter des "sanctions européennes rapides et ciblées après les violences policières inacceptables ". Selon ce communiqué, François Hollande a appelé le Premier ministre polonais Donald Tusk et a convenu avec lui "de la nécessité de sanctions (...) à l'encontre des principaux responsables de ces actes ".

Le pape "préoccupé"

Le pape François a lui aussi réagi à la situation en Ukraine, en appelant toutes les parties à "cesser toute action violente ". Le souverain pontife a dit suivre ce qu'il se passe à Kiev "avec le coeur préoccupé ".

A Berlin, le ministre des Affaires étrangères a estimé que le refus du président d'entamer des "discussions sérieuses " avec les opposants a été une "grosse faute ". La Suède va même plus loin, en affirmant que le président Ianoukovich a du "sang sur les mains ".

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