Politique

UMP : Juppé, Fillon et Raffarin confirmés pour la présidence, Chatel secrétaire général

France Bleu mercredi 11 juin 2014 à 8:21 Mis à jour le mercredi 11 juin 2014 à 9:00

François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé aux côtés de Jean-François Copé
François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé aux côtés de Jean-François Copé © MaxPPP

Le bureau politique de l'UMP a choisi, à l'unanimité, de confirmer le trio composé de trois anciens Premiers ministres pour assurer la présidence de l'UMP par intérim en attendant un nouveau congrès. Ils y ont adjoint Luc Chatel en qualité de secrétaire général. En revanche, il n'a été question ni de la date du congrès, et encore moins de possibles primaires.

"L'UMP est sauvée ", assure Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre a été confirmé a la tête du parti par intérim , aux côtés d'Alain Juppé et François Fillon, comme cela avait été prévu à l'issue de la démission de Jean-François Copé le 27 mai dernier. La nouveauté, c'est l'arrivée, aux côtés de ce triumvirat, de Luc Chatel, en qualité de secrétaire général , pour "administrer le parti au nom et avec " le trio dirigeant.

Alors que le Bureau politique de l'UMP s'annonçait sous haute tension, il a finalement débouché sur une décision unanime , un consensus autour d'une "proposition de résolution " de Juppé, Copé et Fillon. Juppéistes et Fillonistes, qui souhaitaient voir le triumvirat confirmé, ont réussi à trouver un terrain d'accord avec les Copéistes et Sarkozystes, qui, eux, souhaitaient que les statuts du parti soient suivis à la lettre , et que Luc Chatel, ancien vice-président délégué, prenne la direction intérimaire.

Le prochain président sera élu par les militants

Le mandat accordé au trio dirigeant lui permet de "prendre et soumettre au BP les décisions administratives et financières urgentes , rendues nécessaires par la situation du mouvement ". Dans cette optique, Luc Chatel a déclaré ce mercredi matin sur France Info qu'un audit de l'UMP allait commencer dès lundi : "Nous allons prendre avec François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé prendre des décisions qui tournent le dos à ces pratiques ", a-t-il déclaré en faisant allusion à l'affaire Bygmalion.

Les soutiens de Nicolas Sarkozy ont réussi à obtenir deux engagements qui favorisent un potentiel retour de l'ancien président de la République : d'une part, lors du congrès, ce sont les militants qui choisiront le président de l'UMP – ce qui représente un net avantage pour Nicolas Sarkozy s'il décide de se porter candidat . D'autre part, la Droite forte, courant dominant du parti, est assuré de le rester jusqu'en 2017, car le congrès de novembre ne contiendra pas de vote sur les motions du parti. 

Ce mercredi, Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure, a confirmé sa candidature à la présidence du parti sur BFMTV . Il vient rejoindre sur cette liste Hervé Mariton, seul autre candidat déclaré pour l'heure. 

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