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Politique

Un ancien salarié du Modem affirme à la justice avoir bénéficié d'un emploi fictif au Parlement européen

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Un ancien salarié du Modem, le Mouvement démocrate, a affirmé devant la justice ce mercredi, qu'il a bénéficié d'un emploi fictif d'assistant parlementaire auprès du député européen Jean-Luc Bennahmias, alors qu'il aurait travaillé exclusivement au siège du parti, indique franceinfo ce jeudi.

L'ancien salarié du Modem a affirmé bénéficier d'un emploi d'assistant parlementaire alors qu'il travaillait au siège du parti.
L'ancien salarié du Modem a affirmé bénéficier d'un emploi d'assistant parlementaire alors qu'il travaillait au siège du parti. © AFP - Denis Charlet

Un ancien salarié du MoDem (Mouvement Démocrate) a témoigné ce mercredi devant la justice qu’il a bénéficié d’un emploi fictif d’assistant parlementaire alors qu’il travaillait au siège du parti, indique franceinfo ce jeudi. Un témoignage recueilli dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, pour déterminer si les salaires de certains collaborateurs de plusieurs partis ont été indûment financés par le Parlement européen.

Le salarié affirme n'avoir jamais travaillé pour Bennahmias

L’ancien salarié que franceinfo a pu rencontrer, mais qui souhaite garder l’anonymat, a expliqué qu’il avait été embauché par le parti de François Bayrou avant d’être partiellement détaché auprès du député européen Jean-Luc Bennahmias, qui a pris en charge une partie de son salaire entre janvier et décembre 2011. Ce salarié affirme qu’il n’a jamais travaillé pour le compte du député européen. D'après le journal Le Parisien, cet ancien salarié affirme "n'avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d'élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu'au Parlement européen à Bruxelles". Il exerçait l'intégralité de ses fonctions au siège du parti, à Paris, affirme le quotidien.

Jean-Luc Bennahmias réfute les accusations

Jean-Luc Bennahmias, que franceinfo a pu joindre, a expliqué jeudi "ne plus bien se souvenir de sa mission". "Il devait gérer ma communication lorsque je montais à Paris", raconte l’élu de la circonscription Sud-Est. Selon l'ancien employé du parti, cité dans Le Parisien, "tous les salariés ou presque disposaient de ce genre de contrat, de la secrétaire au directeur financier, en passant par la standardiste." Interrogé une nouvelle fois vendredi, Jean-Luc Bennhamias a réfuté sur franceinfo les accusations de l'ancien salarié de MoDem. "Je peux affirmer qu'on a travaillé ensemble donc je l'affirme ", a-t-il assuré.

Une dizaine d'employés du Modem rémunérés comme assistants parlementaires

D'après l'enquête réalisée par franceinfo, une dizaine d’employés du Modem étaient rémunérés comme assistants parlementaires européens. Une standardiste, salariée du Modem, a également été l’assistante parlementaire à mi-temps, pendant cinq ans, de l’eurodéputée Nathalie Griesbeck. Et lors de la campagne présidentielle de 2012, la chargée de communication de François Bayrou et son réalisateur vidéo étaient dans le même temps rémunérés par Bruxelles, comme assistants parlementaires à temps partiel de l'eurodéputé Robert Rochefort. D’autres anciens assistants parlementaires seraient prêts à se signaler à la justice. L'enquête semble montrer l’existence d’un "système" de financement des salariés du MoDem par ses parlementaires. La plupart de ces salariés étaient employés sur la base de contrats à temps partiel, le parti payant en général l’autre salaire. Pour sa défense, le MoDem affirme que les choses étaient bien cloisonnées, et que les fonctions qu’ils remplissaient pour les parlementaires étaient bien réelles.

Le Modem affirme que tout est "normal et légal"

Ce jeudi soir, le MoDem a envoyé un communiqué pour dire que le parti "a respecté toute les règles" et "toutes les obligations d'un employeur", que tout est "parfaitement transparent", notamment la rémunération de ceux qui ont travaillé pour cette "formation politique". Tout est "normal et légal" , assure le MoDem, dont le fait que ces collaborateurs à temps partiel puissent avoir d'autres contrats à temps partiels "auprès de parlementaires européens". Rien n'interdit "un tel partage d'activité". Le Mouvement de François Bayrou formule de nouveau "sa proposition de consultation de tous les contrats de travail et de tous les bulletins de salaire qui ont engagé le mouvement" et qui ont été déposés entre les mains notamment du bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, Francis Teitgen.

Une enquête préliminaire ouverte

Une enquête préliminaire a été ouverte à Paris pour "abus de confiance" sur une vingtaine d'assistants parlementaires d'eurodéputés, après les dénonciations du Front national le 22 mars dernier. Sophie Montel, une eurodéputée du FN dénonçait une trentaine d'assistants cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques, soit comme élus, soit au sein des partis. Parmi les eurodéputés mis en cause, la nouvelle ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, qui a porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Cette contre-attaque du FN, qui avait également saisi l'office antifraude européen (Olaf), est intervenue alors que le parti frontiste et sa présidente Marine Le Pen sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants au Parlement de Strasbourg.

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