Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique
Dossier : Immeubles effondrés à Marseille

Municipales à Marseille : les propositions des candidats sur le mal-logement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence

Un an après le drame de la rue d’Aubagne, France Bleu Provence donne la parole aux candidats et aux candidats potentiels à la mairie de Marseille. Ils exposent leurs propositions pour lutter contre l’habitat indigne dans la ville.

.
. © Maxppp - SPEICH Frédéric

Marseille, France

Benoît Payan, liste d'union de la gauche "Printemps marseillais" 

Pour le conseiller municipal PS de Marseille, il faut créer une "structure unique chargée du diagnostic". Selon lui, il est nécessaire que les propriétaires et les locataires se manifestent pour faire un diagnostic. "Cela nous permettrait d'avoir un recueil de données et d'avoir les premières alertes", estime l'élu. 

Sébastien Barles, candidat Europe Ecologie Les Verts

Pour le candidat Europe Ecologie Les Verts à la mairie de Marseille, Sébastien Barles, "il y a nécessité d’avoir un vrai plan Marshall pour éradiquer le mal logement. C’est une question de volonté politique".

Une fois élu maire, il souhaite créer une opération d’intérêt national. Une manière d’impliquer l’État et les collectivités territoriales (région, département, métropole, etc.) Dans une opération d’intérêt national, les moyens et les opérateurs de l’État sont mis à disposition des collectivités. "Le but est de créer une conférence citoyenne pour piloter cette opération d’intérêt national", explique le candidat EELV. Un jury citoyen composé de 15 experts (associations, collectifs, urbanistes, etc.) et de 15 citoyens tirés au sort. "Cette conférence piloterait un plan de résorption du logement indigne". 

Sébastien Barles veut aussi augmenter les moyens pour la surveillance de la dégradation de l’habitat à Marseille. Des moyens financiers, mais aussi humains, avec des agents formés à ces questions. "Les services techniques, d’hygiène et de sécurité ne sont pas peut-être assez formés aujourd’hui. L’idée, c’est d’avoir des agents spécialisés sur ces questions pour faire du repérage". 

Avec une vraie volonté politique, je pense qu’en 10 ans, on peut éradiquer complètement l’habitat indigne à Marseille

Le candidat affiche également sa volonté de généraliser le permis de louer. Depuis le 15 octobre, une expérimentation est réalisée dans le quartier de Noailles. Pour les propriétaires qui souhaitent louer leur bien immobilier dans ce secteur, les services d’hygiène doivent d’abord inspecter les lieux avant de signer le bail avec le locataire. Si le logement n’est pas en état d’être loué, des travaux doivent être réalisés. 

Yvon Berland, candidat à l'investiture LREM

Pour le président de l'université d'Aix-Marseille, il faut créer un service dédié au suivi de l’état des logements à la mairie. Un service en lien avec l’État. "Il ne faut pas qu’il y ait une addition des personnes en charge de ce sujet sans qu’il y ait une vision globale, une vraie coordination", explique-t-il.

Stéphane Ravier, sénateur et candidat du Rassemblement national

Pour le sénateur du Rassemblement national, il y a un problème au niveau de la "prévention et de l’identification des logements indignes" à la mairie de Marseille. Le candidat souhaite augmenter le nombre d’agents en charge du logement et de mieux les former. "Il faut se doter d’un service compétent avec une équipe déterminée", lance-t-il. 

À ce jour, il existe une opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) en centre-ville. Le candidat du Rassemblement national aimerait élargir cette OPAH à l’ensemble de la ville. Ce qui permettrait d’avoir un "diagnostic sur l’ensemble de la ville", d’après lui. 

Michel Pinard, candidat indépendant  

Pour cet ancien ambassadeur, il est nécessaire de faire l’inventaire du parc immobilier marseillais en mauvais état. "La priorité, c’est de ne plus à avoir à traiter des catastrophes comme celle qu’on a connu l’année dernière ", lance le candidat. Il souhaite réinstaller temporairement les habitants des bâtiments les plus dangereux dans de nouvelles constructions "sobres et peu onéreuses " mais aussi dans des locaux existants appartenant aux collectivités. "Il s’agirait d’aménager des logements locatifs transitoires ", explique Michel Pinard. "Le temps que les  rénovations soient faites ou que les bâtiments soient démolies". 

Une autre proposition du candidat indépendant concerne les bâtiments appartenant à la ville. "Un audit du parc immobilier marseillais doit aussi être réalisé", explique Michel Pinard. L’objectif serait d’identifier les logements "utilisables pour accueillir des Marseillais le temps de la réhabilitation". Des mesures qui prendraient du temps, une fois mises en œuvre. "C’est un programme qui doit être envisagé sur 20 ou 30 ans".   

Samia Ghali, sénatrice

Certains militants et élus de gauche aimeraient bien la voir candidate. Mais elle n'a pas encore fait connaître sa position. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des idées pour lutter contre l'habitat indigne à Marseille. Une des propositions de la sénatrice des Bouches-du-Rhône est de créer des antennes de secteurs dédiées au logement. "Quand les Marseillais sont confrontés à des problèmes d'insalubrité ou d'hygiène, ils doivent avoir des lieux pour venir signaler ces problèmes", explique-t-elle. Des contrôles seraient alors réalisés dans les logements signalés par les propriétaires ou les locataires.  

Il faut généraliser le permis de louer

La sénatrice milite aussi pour l'élargissement du permis de louer à l'ensemble de la ville. Depuis le 15 octobre, une expérimentation est réalisée dans le quartier de Noailles. Pour les propriétaires qui souhaitent louer leur bien immobilier dans ce secteur, les services d’hygiène doivent d’abord inspecter les lieux avant de signer le bail avec le locataire. Si le logement n’est pas en état d’être loué, des travaux doivent être réalisés. 

Comme Sébastien Barles, Samia Ghali se dit en faveur d'une opération d’intérêt national (OIN) à Marseille. Une manière de mettre à disposition des collectivités locales les moyens de l'Etat et de ses opérateurs. "Il est aussi nécessaire qu'un adjoint soit chargé de rencontrer les syndics dans les copropriétés. Ça serait un moyen de faire remonter rapidement les problèmes constatés sur le terrain", affirme l'élue.   

Saïd Ahamada, candidat à l'investiture LREM

Le député La République en Marche des Bouches-du-Rhône n’a pas encore été investi par son parti, mais il est candidat à l’investiture. Il salue la création d’une Société publique locale d’aménagement à intérêt national (SPLA-IN) qui est prévue avant la fin de l’année. Une structure détenue par des collectivités qui peut réaliser des études et des opérations d’aménagement. "Cette société coordonnerait tous les programmes déjà existant", explique l’élu. 

Pour lui, il faut rénover les logements insalubres "le plus rapidement possible". Il poursuit : "Soit les propriétaires ont les moyens de payer la rénovation, soit il y a vente du logement à cette société et c’est elle qui s’occupe de la rénovation". Le député souhaite que la SPLA-IN soit élargie à toutes les zones de rénovation urbaine.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu