Politique

Un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite ne sera pas remplacé à Perpignan

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon jeudi 12 février 2015 à 19:04

La mairie de Perpignan
La mairie de Perpignan © MaxPPP

Pour faire face à la baisse des dotations de l'Etat, la ville de Perpignan cherche à faire des économies par tous les moyens : 50 postes seront donc supprimés chaque année à la mairie jusqu'à la fin du mandat. Le taux d'imposition n'augmentera pas pour la ville de Perpignan en 2015

La ville de Perpignan va supprimer 50 postes de fonctionnaires par an jusqu'à la fin du mandat, autrement dit un départ sur deux à la retraite ne sera pas remplacé . D'ici 2020, on devrait tomber à 2300 fonctionnaires.

C'est une des réponses de la municipalité aux coupes budgétaires de l'Etat : 26 millions d'euros en moins sur quatre ans !

Du coup le taux d'imposition pour la ville de Perpignan (et pour l'agglomération Perpignan-Méditerranée) n'augmentera pas en 2015 (il n'a pas augmenté depuis quatre ans). Pas question de toucher au secteur social, ni à la sécurité (on va même recruter encore des policiers ), en revanche partout ailleurs on va faire des économies de postes .

"Travaillons plus, et économisons." (Romain Grau, premier adjoint à Perpignan)

"Il faut réfléchir à une meilleure répartition du travail de tous qui permette d'accomplir le service public d'une manière plus efficace, en réfléchissant à chaque fois aux économies possibles, aux synergies à créer, aux efforts de productivité à développer. Un salarié sur deux qui part à la retraite ne sera pas remplacé , ça représente 50 postes par an. Il faut réfléchir comme si nous étions dans une maison. La France est dans une situation difficile économiquement, pas impossible, on peut s'en sortir, mais on ne peut s'en sortir qu'en faisant plus d'efforts. C'est comme dans nos vies. Quand on traverse une mauvaise passe, on économise et on travaille davantage. Quand il y a une difficulté, travaillons plus, épargnons et économisons " explique Romain Grau, premier adjointe au maire en charge des finances.

DOB 1 / Romain Grau

L’État devrait se réformer plutôt que d'imposer aux collectivités de le faire" (Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan)

Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol dénonce les coupes budgétaires imposées par l’État aux collectivités locales : "C'est la mauvaise méthode utilisée par l’État impécunieux pour ne pas régler les problèmes de l’État. Cette économie va toucher indiscutablement les citoyens . L’État devrait se réformer plutôt que d'imposer aux collectivités de se réformer. On fait des efforts considérables,on est obligé de ne pas remplacer toutes les personnes qui partent à la retraite, à la mairie on est passé de 7 directions à 4, on va supprimer les jumelages."

DOB 2/ Jean-Marc PUjol

Malgré ces coupes budgétaires, la ville continue de dégager de l'argent pour investir, 7,5 millions chaque année. 

Ces investissements iront en 2015 notamment dans le lancement de l'aménagement des berges de la Têt, le début de la construction d'une salle omnisport (basket, hand, volley) au Mas Casenove quartier du Vernet : 2000 places assises, 16 millions d'euros, ouverture fin 2017. Et de mulitples travaux pour améliorer le quotidien des Perpignanais notamment dans les quartiers, par exemple la construction d'une salle de mariage dans le quartier du Vernet.