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Un mois après sa prise de pouvoir, Léonore Moncond'huy imprime sa marque à la mairie de Poitiers

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Par , France Bleu Poitou

Trente jours après sa victoire aux élections municipales, la nouvelle maire de Poitiers prend du recul sur les semaines folles qui viennent de s'écouler. Et précise les grands chantiers qu'elle compte mener au cours des six prochaines années.

Léonore Moncondh'huy, nouvelle maire de Poitiers
Léonore Moncondh'huy, nouvelle maire de Poitiers © Radio France - Vincent Hulin

Elle n'a pas encore changé les tableaux - qui appartiennent au fonds du musée Sainte-Croix - mais elle a déjà fait rajouter un écran d'ordinateur "parce que c'était impensable de ne pas en avoir un !" Et elle a prévu de "mettre plus de plantes". La nouvelle maire de Poitiers, l'écologiste Léonore Moncond'huy, 30 ans, nous reçoit dans son bureau de l'hôtel de ville pour revenir sur son premier mois à la tête de la collectivité. Et dresser la liste des grands chantiers qui l'attendent.

Les 100 premiers jours

L'édile commence à peine à toucher terre. "Depuis l'élection, les journées ont été très remplies, notamment les quinze premiers jours avant l'élection de la présidence de Grand-Poitiers. Il a fallu réaliser un énorme travail de réseaux, convaincre du bien-fondé de notre méthode". Les délégations ont été revues entre la municipalité et la communauté urbaine.

Le site des Carmélites (ancienne Banque de France) sera le futur siège de Grand-Poitiers, où Florence Jardin, la présidente, aura son propre bureau. "Les deux collectivités travailleront de concert, mais elles auront leur implantation, leurs compétences propres". Tous les élus de Grand-Poitiers seront réunis en séminaire en septembre.

L'adoption du budget 2020 a été l'occasion de certains ajustements. Les indemnités de la maire ont été baissées de 30%. Deux emplois de collaborateurs ont été créés au sein du cabinet. Et une enveloppe de 100.000 euros sera dévolue à la formation des nouveaux élus. L'exonération des droits de terrasses est prolongée jusqu'au 31 décembre. La collectivité renonce ainsi à 135.000 euros de recettes. Un "plan vacances pour tous" est déployé. 200.000 € pour permettre aux enfants de Poitiers de partir.

Bâtiments publics à énergie positive

La municipalité va dépenser 200.000 euros sur deux ans pour réaliser un diagnostic complet de ses bâtiments. "On saura ensuite les travaux qui pourront être réalisés et leur coût. On ne s'interdit rien. Pas même d'installer des panneaux photovoltaïques sur les toits de la mairie si c'est possible, en accord avec les bâtiments de France bien sûr ! Notre modèle, c'est la médiathèque de Saint-Eloi".

Pour le secteur de la gare, la nouvelle maire souhaite faire du quartier "un lieu hybride au service des réseaux d'économie sociale et solidaire, des entreprises et des associations de Poitiers mais qui travaillent aussi en partenariat avec Bordeaux et Paris. Ce quartier doit être dédié au positionnement de la ville à l'échelle régionale et nationale". La caserne de Pont-Achard pourrait ainsi accueillir un espace dédié aux visio-conférences, au coworking, un incubateur et une coopérative au service des territoires (SCIC)... "Nous souhaitons une gestion souple des lieux". La piscine de la caserne devrait rester.

Urbanisme : priorité pour les quartiers de la gare et du Palais

Pour le quartier du Palais (ancienne résidence des comtes du Poitou et ducs d'Aquitaine), Léonore Moncond'huy souhaite "un secteur très ouvert sur la ville, que les Poitevins pourront s'approprier". Le passage ouvert entre la place Lepetit et la rue du Marché sera pérennisé. Des fouilles vont commencer (tour Maubergeon, sous-sols).  La mairie va rouvrir la concertation avec les habitants sur le devenir de ce lieu qui pourrait accueillir des événements culturels, associatifs et pourquoi pas privés ou commerciaux. "L'ancienne salle des pas perdus doit devenir le forum des Poitevins !"

Concernant l'ancien théâtre place Leclerc, "nous héritons d'un dossier déjà très avancé et ne pourrons guère intervenir. Nous étudions néanmoins la possibilité de donner notre avis sur le choix des types de commerces qui voudront s'installer sur place. Il s'agit d'être cohérent et complémentaire sur notre offre commerciale de centre-ville".

Mobilité : "Chaque Poitevin aura une alternative à la voiture"

La nouvelle maire se sait très attendue sur la question des transports. Et compte mettre le paquet. "Chaque Poitevin devra avoir une alternative à la voiture individuelle d'ici la fin du mandat". L'objectif est bien sûr de renforcer l'usage du vélo. "En concertation avec les associations". Donc pas comme lors de l'expérimentation menée sur la pénétrante. Un test qui sera "conduit à son terme pendant trois mois avant de tirer les conclusions qui s'imposent" mais qui aura coûté 400.000 euros sans forcément emporter l'adhésion générale.

Concernant le bus, heureux hasard, la chambre régionale de la cour des comptes vient de rendre un rapport. Un document qui n'est pas tendre avec la gestion de l'équipe sortante. "Grand-Poitiers doit élaborer le plan de déplacements urbains (PDU), désormais obligatoire, que l’ex-communauté d’agglomération avait laissé en gestation depuis plusieurs années. Au-delà, l’expérience de l’opération « modernisation du réseau de transport public » dont l’envergure a dû être réduite en raison des retards et du surcoût montre la nécessité d’une maîtrise renforcée de l’exercice de cette compétence". Le rapport parle même de "perte de maîtrise budgétaire"...

Engagement de planter 10.000 arbres pendant le mandat

Le réseau de bus Vitalis est donc de fait dans le viseur de la nouvelle maire. "On ne fera pas de grands projets dispendieux comme le viaduc. Mais on veut un réseau plus performant, fiable, qui réponde aux besoins". Car la fiabilité n'est visiblement pas toujours au rendez-vous. "L'autre jour, un Poitevin m'a dit que le bus qu'il attendait n'est pas passé. Il avait un rendez-vous médical. Ce n'est pas possible". A Grand-Poitiers, pourrait également se poser la question de l’augmentation de la contribution des entreprises pour se donner les moyens de ses ambitions.

Le train aura aussi sa part belle. Avec un renforcement souhaité des dessertes vers le Futuroscope et le vœu de relancer des lignes périphériques comme la liaison ferroviaire Poitiers-Chauvigny.

Enfin, l'environnement n'est pas en reste. La nouvelle maire s'engage à planter 10.000 arbres en ville pendant la mandature. Et les bois de Saint-Pierre devraient faire l'objet d'un projet important pour devenir "un site d'éducation à la nature" à l'intention des jeunes Poitevins.

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