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Politique

Un PS divisé ouvre son université d'été à La Rochelle

jeudi 28 août 2014 à 16:22 - Mis à jour le vendredi 29 août 2014 à 7:00 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Quelques jours après l'éviction des ministres "frondeurs" du gouvernement, le Parti socialiste tient son université d'été à La Rochelle. Un week-end à haut risque qui commence ce vendredi, avec en ligne de mire un vote de confiance à l'Assemblée nationale dans les semaines qui viennent.

De vendredi jusqu'à dimanche, les socialistes tiennent leur université d'été annuelle
De vendredi jusqu'à dimanche, les socialistes tiennent leur université d'été annuelle © Reuters

La rentrée s'annonçait compliquée pour la majorité. Mais il y a encore une semaine, le gouvernement et la direction du PS étaient sans doute loin de s'imaginer que l'université d'été qui s'ouvre à La Rochelle ce vendredi serait à ce point houleuse. La composition du nouveau gouvernement de Manuel Valls a matérialisé une ligne de fracture idéologique qui traverse la majorité depuis plusieurs mois. Et depuis mardi, les prises de position des deux camps ne semblent pas faire pencher la balance en faveur d'une réconciliation.

La "fronde" ancrée dans le parti ?

D'un côté une quarantaine de députés "frondeurs", échaudés par l'éviction des ministres représentants l'aile gauche du parti, l'arrivée au ministère de l'Economie de l'ex-banquier Emmanuel Macron et le discours très applaudi de Manuel Valls face aux membres du Medef. Pour eux, la pilule de l'austérité est de plus en plus difficile à avaler. Samedi, ils organiseront une réunion publique en marge de l'université d'été. Avec pour objectif de transformer un mouvement parlementaire en "mouvement ancré dans le parti". En d'autres termes, de convaincre les militants.

Face à eux, 200 députés socialistes, qui ont de leur côté publié une tribune dans le journal Le Monde jeudi. Ils demandent aux "frondeurs" d'être "pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays" et regrettent "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif" . A leur tête, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui a averti que cette université d'été ne devait pas tourner au réglement de comptes. "Je me porte garant des débats, mais je ne saurais accepter qu'ils aient pour but de renverser le gouvernement" , a-t-il averti dans le journal Le Monde daté de vendredi. "La gauche a toujours eu deux cultures : celle de la réforme et celle de la contestation, qui doivent dialoguer mais ne pas s'affronter, car sinon nous allons tous nous marginaliser".

"Les socialistes condamnés à surmonter leurs divergences"

L'enjeu est de taille. En terme d'image tout d'abord. Comment seront accueillis les membres du gouvernement par la base militante ? A commencer par Manuel Valls, qui doit venir refermer les trois jours de travaux dimanche soir. Le Premier ministre, applaudi par les patrons, pourrait être plus chahuté par sa propre famille politique. Une image embarrassante alors que l'exécutif bat des records d'impopularité dans les sondages.Sur le plan politique aussi règne une certaine inquiétude du côté de l'exécutif. Car le même Manuel Valls a annoncé qu'il demanderait à l'Assemblée nationale un vote de confiance"en septembre ou en octobre" . L'université d'été pourrait-elle en condamner la réussite ? Le gouvernement aura-t-il toujours une majorité pour faire voter ses réformes ? "Les socialistes et la gauche sont condamnés à surmonter leurs divergences" , a prévenu Jean-Christophe Cambadélis. "Qui peut, socialiste, arriver à souhaiter que le gouvernement tombe ? Les conséquences seraient incalculables".

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