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Une "absence de pédagogie", sur les élections départementales et régionales pour le politologue Jean Petaux

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Par , France Bleu Gironde

Invité de France Bleu Gironde ce lundi, pour le lancement de la campagne officielle des régionales et départementales, le politologue bordelais Jean Petaux déplore une "absence de pédagogie", alors que selon lui "aujourd’hui les régions et les départements ont plus d’importance que les villes".

Le politologue bordelais Jean Petaux était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi 31 mai.
Le politologue bordelais Jean Petaux était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi 31 mai. © Radio France - Capture d'écran France 3

Alors que les élections régionales et départementales ont lieu les 20 et 27 juin, le politologue bordelais Jean Petaux a déploré, ce lundi sur France Bleu Gironde, "une absence de compréhension des enjeux des collectivités territoriales". Selon lui, ce manque, associé à une "absence de pédagogie sur les questions : ‘qu’est-ce que c’est que ces élections ? A quoi servent les régions, les départements ?’" explique, davantage que le Covid, le manque d'intérêt des Français. 

Aujourd’hui, les régions et les départements ont plus d’importance que les villes

Ce manque de connaissance et d'intérêt est "problématique", s'inquiète le politologue bordelais, qui compare aux élections municipales où "la mobilisation se faisait", jusqu'à ce que, "l'an dernier, la crise sanitaire ne vienne mettre un coup de gelée sur les premier et deuxième tour"

Malgré cette différence, "j’ai tendance à penser qu’aujourd’hui les régions et les départements ont plus d’importance que les villes" analyse Jean Petaux. Un désintéret "paradoxal, puisque la crise sanitaire a montré que c’est au plus près de la vie des gens que les choses pouvaient être efficaces", juge le politologue.

Selon lui, ce n'est pas une question de crise sanitaire, ni de report des élections. "Il y a plein de raisons qui font qu’on devrait s’intéresser. Et finalement ça ne passe pas. J’aurais tendance à penser que ce n’est jamais le bon moment. Même si cela avait été repoussé après les vacances d’été, permis de sortir des effets de la crise sanitaire, on aurait sans doute d’autres éléments pour expliquer que ça n’accroche pas". 

Concernant les élections régionales, plusieurs candidats comme Nicolas Thierry (EELV) et Nicolas Florian (LR) ont rejeté l'idée d'alliances entre les deux tours, respectivement avec LREM et le PS. "C’est dans l’ordre des choses que les différents candidats soient droit dans leur couloir avant le premier tout. Sinon, ça désarçonne leurs électeurs", estime Jean Petaux, qui juge "compliqué de faire un rabibochage entre les deux tours" entre Nicolas Thierry et Alain Rousset, en raison de leur désaccord sur la LGV Bordeaux-Toulouse

Une autre stratégie, suggère Jean Petaux aurait pu être de "mieux expliquer les choses en amont. On pourrait comprendre que l’on se compte au premier tour et que l’on se réunisse au deuxième". Pour lui, c'est le symbole des "difficultés que la classe politique a pour parler politique, pour faire de la politique devant les électeurs. Si les listes passent le premier tout à se taper dessus, le rabibochage qui va avoir lieu dans les 48h  fait complètement artificiel". 

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