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Politique

Présidentielle : "une campagne électorale hors-normes" pour le politologue toulousain Jean-Michel Ducomte

jeudi 2 mars 2017 à 8:43 Par Vanessa Marguet et Magalie Lacombe, France Bleu Occitanie

Le politologue toulousain Jean-Michel Ducomte décrypte le choix de François Fillon de garder le cap. Il estime que rien ne s'oppose juridiquement au maintien de sa candidature, c'est un arbitrage entre lui et sa conscience.

Jean-Michel Ducomte, maître de conférence à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse
Jean-Michel Ducomte, maître de conférence à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse © Radio France - Radio France

Toulouse, France

"Je ne me retirerai pas, j'irai jusqu'au bout" a lancé François Fillon ce mercredi. Le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle maintient sa candidature dans la course à l'Elysée, malgré sa convocation par les juges le 15 mars pour une probable mise en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants. Interrogé sur cette décision, le politologue Jean-Michel Ducomte, qui est maître de conférence à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse, estime qu'il bénéficie de la présomption d’innocence et que "rien juridiquement ne s'oppose à ce qu'il soit candidat'. Il estime que c'est à lui d'arbitrer et de décider si sa situation actuelle peut être de nature à altérer la crédibilité de sa candidature.

Aujourd'hui, on est en présence d'un arbitrage entre lui et sa conscience.

Jean-Michel Ducomte estime qu'il n'y a pas d'acharnement, contrairement à ce que clame François Fillon quand il dit que "des arguments de droits ont été écartés d'un revers de la main". Le politologue rappelle qu'il y a une procédure en cours et que cette procédure de mise en examen est "porteuse de garanties plus que de contraintes".

Réécoutez l'interview de Jean-Michel Ducomte sur France Bleu Toulouse, au micro de Magalie Lacombe

Une fuite des soutiens ?

Quand on l'interroge sur la démission de Bruno Lemaire, qui ne veut plus faire partie de la campagne de François Fillon aux vues du contexte, Jean-Michel Ducomte explique qu'effectivement la situation devient compliquée pour ses soutiens, d'autant plus quand le candidat donne l'impression d'être dos au mur avec une "inflation verbale" et des termes comme "assassinat politique", "coup d'état institutionnel". Il estime que la démission de Bruno Lemaire va peser sur la détermination d'autres soutiens.

On risque d'avoir une fuite d'un certain nombre des soutiens

Jean-Michel Ducomte pense qu'on est face à une campagne électorale "hors-normes" car les candidats qu'on attendait on été écartés les uns après les autres et parce que c'est "la première fois qu'un débat judiciaire s'invite de façon aussi intense".

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