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Une campagne "hors du commun" pour les candidats du Pays basque aux élections départementales

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Par , France Bleu Pays Basque

Procurations, autotests, déplacements des candidats... Les élections départementales et régionales, prévues les 20 et 27 juin, seront forcément particulières pour les candidats du Pays basque comme dans le reste de la France. Tour d'horizon avec les candidats au Département.

Henri Etcheto (PS), Claude Olive (LR), les candidats EH Bai et Mixel Esteban (EELV)
Henri Etcheto (PS), Claude Olive (LR), les candidats EH Bai et Mixel Esteban (EELV) © Radio France - Stéphane Garcia / CAPB

De l'art de faire campagne en période de crise sanitaire. Difficile, pas commun, pour les candidats des élections départementales et régionales prévues les 20 et 27 juin, soit un décalage d'une semaine par rapport aux dates prévues initialement à cause du Covid-19. Plus que le scrutin et le jour de vote, ce sont les conditions de campagnes qui marqueront ces échéances expriment les différents candidats du Pays basque (12 cantons) aux Départementales pour les Pyrénées-Atlantiques. 

Moins sur le terrain

Pas de réunion publique, la distribution des tracts et les collages des affiches très encadrés. Et pour le reste, c'est encore le flou, explique Txomin Hiriart-Urruty, candidat EH Bai aux départementales. "On ne sait même pas si on aura droit au porte à porte. On attend toujours les directives du gouvernement. Alors on s'adapte à cette situation et cette campagne sera extrêmement numérique." Tous les candidats le reconnaissent, cette année plus qu'une autre, il faudra ne pas lésiner sur internet et les réseaux sociaux. "Ça veut aussi dire s'entourer avec des compétences, reconnait Claude Olive, le maire d'Anglet LR et vice-président de l'équipe sortante de Jean-Jacques Lasserre. Je ne suis pas féru de tout ça. Je suis plutôt vieille école, papier, stylo, sur le terrain au contact de la population, les échanges directs, un moment de vérité." 

Des moyens numériques à nuancer explique Henri Etcheto, chef de file du groupe d'opposition de gauche au CD 64 : "Bien sûr, il y a le digital, mais ce n'est qu'un complément. Rien ne remplace le fait de rencontrer vraiment les gens et discuter avec eux." La situation oblige a s'adapter reconnaît le candidat EELV, Mixel Esteban, mais selon lui, les circonstances pourraient peut-être être à l'origine de campagnes plus sobres et moins onéreuses. "Réduire la voilure en termes d'impression d'affiches ou de documents, dans la taille des documents, dans la pagination [...] quant au coût, au final, l'Etat, c'est aussi le contribuable."

L'inconnue de la participation

"J'espère que les gens vont comprendre la situation et qu'ils vont voter massivement pour que l'élection ait un sens", présente Claude Olive. Est-ce que les électeurs vont s'intéresser à ces deux élections dans le contexte actuel ? Deux scrutins qui ne font pas déplacer les foules déjà habituellement (voir plus bas). Les électeurs ont d'autres préoccupations, liées à l'emploi, à la crise sanitaire, répond Mixel Esteban. "Les personnes en situation précaire, les commerçants, petits artisans, hôteliers, restaurateurs... la réalité quotidienne submerge une partie de la population. Évidemment, on n'a plus envie de voter dans ces conditions là. Mais moi, je dirais qu'on a plus envie de voter pour ceux qui sont en place."

"On ne sait même pas quand on va pouvoir retrouver une vie qui, sans être normale, ressemble un peu à une vie collective. Le monde politique devrait se poser la question de sa prise avec la réalité vécue par les gens", dénonce Henri Etcheto. Même si, les procurations vont sans doute être facilitées, les horaires des bureaux de vote étendus de 8h à 20h lorsque ce sera possible. Mais quel niveau pour la participation les jours de scrutin, les 20 et 27 juin ? "Certaines personnes ont des craintes. Certains auraient aimé voir ces élections repoussées. D'autres ont peur, auront sans doute peur de se présenter aux dans les isoloirs, d'aller déposer un bulletin. C'est là le défi des abertzale : motiver les gens, donner envie de venir voter pour que l'on puisse gagner", répond Txomin Hiriart-Urruty, candidat sur le canton Baïgura-Mondarrain.

Prime aux sortants ?

De nombreuses personnalités politiques craignent que ce scrutin en pleine crise sanitaire favorise les majorités déjà en responsabilité. "Ça a été montré par les élections municipales l'année dernière, pointe du doigt Henri Etcheto, le chef de file du groupe de Gauche au Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques. Bien évidemment, les exécutifs sortants sont plutôt favorisés parce que les moyens, la notoriété et les moyens institutionnels sont avec eux, et dans cette période là, le légitimisme tend à faire accréditer l'action publique par ce qu'il apporte là [...] On espère que ça ne troublera pas trop le jeu démocratique, que les électeurs pourront faire leur choix librement."

Certes, l'élection ne sera pas toute à fait normale, concède Claude Olive. Mais le vice-président LR de la majorité sortante au Département, ne croit pas du tout à des élections pipées. "Tout le monde, tous les candidats vont partir avec le même handicap, avec les mêmes règles. Bien évidemment, on identifie peut-être un peu mieux les sortants. En tout cas, ils ont des choses supplémentaires à dire parce qu'ils ont un bilan. On entend ça aussi en disant que c'est sûrement une élection qui va privilégier le sortant. On verra. Il y a un travail qui va être fait, des documents qui vont être imprimés... Ce qui va nous manquer, c'est la proximité avec les électeurs. Mais, je n'ai jamais rien gagné d'avance. Il faut la faire cette élection. Il faut aller en campagne. Il faut aller persuader les gens avec d'autres moyens que ceux qu'on a l'habitude d'utiliser, mais on va faire pour le mieux."

Taux de participation précédents

Lors des régionales de 2010, le taux d'abstention avait atteint 53,6 % contre 49,5% au premier tour en 2015. Lors du premier tour des élections départementales de 2011, l'abstention était montée à 55,6% contre 49,9% en 2015.

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