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Politique

Une journée de l'Europe entre crainte et nouveaux espoirs

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Par , France Bleu

En cette Journée de l'Europe, alors que l'UE célèbre ses 60 ans, les crises et la morosité cèdent la place à de nouveaux espoirs. L'élection d'Emmanuel Macron y contribue largement. Sécurité et défense, économie et réforme du marché du travail, et surtout crise migratoire: tout reste encore à faire.

Le 9 mai, journée de l'Europe, célébré place Stanislas à Nancy
Le 9 mai, journée de l'Europe, célébré place Stanislas à Nancy © Maxppp - Alexandre Marchi

Il y a un mois et demi, alors qu'elle célébrait son 60ième anniversaire à Rome, l'UE était encore en pleine crise existentielle. Aujourd'hui elle se voit pousser des ailes et se met à croire en un avenir meilleur. L'Autriche et les Pays-Bas avaient déjà endigué la vague populiste, mais voilà que la France, qui avait pourtant dit non la première au Traité constitutionnel, paralysant l'Union, élit à nouveau un président qui n'utilise pas l'Europe comme bouc émissaire, mais la porte littéralement en étendard. Et promet de la réformer sans la détruire. Emmanuel Macron est non seulement jeune et dynamique, il dit surtout n'être ni de droite ni de gauche, et devrait donc maitrîser parfaitement l'esprit de compromis, indispensable aux prises de décisions qui permettent à l'Union d'avancer.

Les difficultés sont nombreuses, les raisons être optimiste aussi

En matière de sécurité et de défense, la coopération s'améliore notamment dans la lutte anti-terroriste. Sur l'économie et la réforme du marché du travail, Bruxelles propose "une Europe meilleure, qui protège, plus sociale". Elle doit "s'adresser aussi aux perdants de la mondialisation", ajoute le commissaire Pierre Moscovici. Emmanuel Macron veut respecter les règles budgétaires et en contrepartie convaincre l'Allemagne de les rendre moins rigides, d'accepter un Parlement et un budget de la zone euro pour des investissements et un allègement des dettes. Contre la concurrence déloyale, il veut limiter à un an le séjour des travailleurs détachés, à salaire et si possible à charge fiscale égale.

Difficile d'avoir l'accord de l'ensemble des dirigeants

La priorité est de redémarrer le moteur franco-allemand, ce sera possible dès cet automne, après les législatives allemandes. Pour le reste, le principe d'une Europe à plusieurs vitesse est désormais acté, même si les dirigeants ont signé à Rome une déclaration d'unité. Il l'affichent sur le Brexit ou la Turquie, mais pour combien de temps? L'accord sur les migrants est fragile, les candidats à l'asile continuent de se noyer et la crise des migrants risque à nouveau d'empirer; les Etats membres refusent toujours de les accueillir. Peut-être Emmanuel Macron réussira-t-il à rendre plus populaire le principe européen de la solidarité.

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