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Politique

Une majorité à droite, le FN en embuscade : quels sont les enjeux politiques des élections sénatoriales ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu Périgord, France Bleu Occitanie

Le Sénat pourrait rebasculer à droite dimanche, lors du renouvellement de la moitié des sièges de la Haute Assemblée. Francebleu.fr vous présente, en cinq questions, les conséquences que pourrait avoir ce troisième revers politique de l'année.

Hémicycle du Sénat. Les prochaines élections sénatoriales ont lieu le 28 septembre 2014.
Hémicycle du Sénat. Les prochaines élections sénatoriales ont lieu le 28 septembre 2014. © Maxppp

"Les municipales sont le premier tour des sénatoriales" dit-on dans les murs du Sénat. Ce dimanche, la moitié des sièges de la Haute assemblée va être renouvelée par un scrutin indirect, c'est-à-dire que ce sont les maires des communes, les grands électeurs, qui vont désigner les nouveaux sénateurs.

> A lire aussi : les élections sénatoriales, comment ça marche ?

  1. Le Sénat peut-il basculer à droite ?

La gauche dispose à ce jour d'une faible majorité : elle détient 177 sièges sur les 348, soit neuf sénateurs de plus que la droite, qui en compte 168. Avec le renouvellement dimanche de la moitié des sièges, la droite pourrait facilement gagner les sept sièges manquant pour faire basculer la majorité.

Avec une élection municipale favorable à la droite - les grands électeurs étant constitués à 95% des maires des communes -, on peut donc s'attendre à un bon résultat électoral pour l'opposition.

  1. Quelles conséquences pour le gouvernement ?

Sur le papier, en cas de désaccord entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur un texte législatif, le dernier mot est donné aux députés. Mais un Sénat tenu par l'opposition jouerait la montre, en adoptant toutes les astuces procédurières pour ralentir l'adoption d'un texte auquel il serait hostile. Ceci dit, même à gauche, il est arrivé au Sénat de voter contre certains projets importants du gouvernement, à savoir tous les textes budgétaires ou la réforme territoriale.

En revanche, un troisième revers électoral, après les municipales et les européennes, constituerait un message politique négatif, alors que François Hollande n'a pas encore réalisé la moitié de son mandat.

> A lire aussi : Infographie | Quel est le rôle du Sénat ?

  1. Qui pourrait devenir le nouveau président du Sénat ?

A ce jour, le président du Sénat est socialiste. Il s'agit du sénateur Jean-Pierre Bel, qui a annoncé renoncer à la vie politique une fois les élections terminées et son successeur désigné. Pour prendre sa place, le président du groupe PS Didier Guillaume s'est pour l'instant manifesté. A droite, outre Gérard Larcher, battu par Jean-Pierre Bel en 2011 pour la tête du Sénat, l'ancien premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin s'est montré intéressé, tout comme l'UMP Philippe Marini et la centriste Nathalie Goulet.

L'élection du président du Sénat aura lieu le 1er octobre. Dans la Ve République, il est considéré comme le deuxième personnage le plus important car il pourrait assurer l'intérim en cas d'empêchement du président de la République, de décès ou de démission. Il possède un important pouvoir de nommination trois des neuf membres du Conseil constitutionnel et un membre du Conseil supérieur de la magistrature. Enfin, il est consulté par le Président avant toute dissolution de l'Assemblée nationale et a le pouvoir de saisir le Conseil constitutionnel si les textes votés ne lui paraissent pas conformes, ou le Conseil d'État sur une proposition de loi.

  1. Quelles seront les répercussions en cas d'arrivée d'un sénateur FN ?

L'arrivée potentielle d'un, voire de deux sénateurs appartenant au Front national au Palais du Luxembourg, comme le prévoit Florian Philippot, le vice-président du FN, serait une première. Mais sans groupe politique, ce sénateur serait très isolé et disposerait de très peu de moyens.

  1. Le Sénat peut-il mettre en danger le gouvernement ?

Le Sénat ne dispose pas du pouvoir de renverser le gouvernement : à l'inverse des députés, ils ne peuvent en aucun cas voter une motion de censure. En revanche, le Président ne peut pas dissoudre l'assemblée des sénateurs et provoquer de nouvelles élections.

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