Politique

Un pas de plus vers l'interdiction définitive des gaz de schiste

Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu mercredi 18 janvier 2017 à 9:00

Sabine Buis a défendu un amendement contre les gaz de schistes, en commission à l'Assemblée Nationale
Sabine Buis a défendu un amendement contre les gaz de schistes, en commission à l'Assemblée Nationale - © Assemblée nationale

Mardi soir, un amendement porté par la députée socialiste de l'Ardèche, Sabine Buis, a été adopté en commission du développement durable, à l'Assemblée nationale. Il prévoit l'interdiction pure et simple des gaz de schiste. Mais rien n'est pour autant gagné, estiment les anti-gaz de schiste.

Les gaz de schiste définitivement interdits en France ? C'est en tout cas l'objectif de Sabine Buis, la députée socialiste de l'Ardèche. Mardi, elle participait à l'examen, en commission, de la réforme du code minier. Elle a déposé un amendement pour interdire purement et simplement l'exploration et l'extraction de gaz de schiste. Les discussions ont été vives, mais l'amendement a été adopté.

Réécoutez l'interview de Sabine Buis :

La députée socialiste de l'Ardèche Sabine Buis, invitée de France Bleu Drôme Ardèche

Il reste encore quelques étapes, malgré tout, pour que ce texte entre en vigueur. Il sera présenté la semaine prochaine en séance publique. Dans l'hémicycle, les députés devront voter le texte sur la réforme du code minier. Les Républicains, plutôt défavorables à une interdiction totale concernant les gaz de schiste, pourraient présenter d'autres amendement ou s'opposer à la mesure de Sabine Buis. Que feront les soutiens d'Emmanuel Macron ? L'ancien ministre de l'Économie et la ministre de l'Écologie Ségolène Royal s'étaient affrontés sur le sujet l'an dernier. Malgré cette avancée, le collectif "Stop aux gaz de schiste" en Ardèche est plutôt pessimiste.

Une avancée dans l'interdiction des gaz de schiste en France

D'autant que la session parlementaire s'achève le mois prochain. Les délais pour une navette parlementaire sont donc très courts... et le texte pourrait tout simplement tomber aux oubliettes, avant les échéances électorales.