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Politique

Une quarantaine d'élus lancent "l'appel d'Aubervilliers" pour le logement

lundi 8 octobre 2018 à 18:38 - Mis à jour le lundi 8 octobre 2018 à 18:40 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

A la veille du congrès des HLM à Marseille, une quarantaine d'élus de gauches, essentiellement des maires franciliens, ont lancé ce lundi "l'appel d'Aubervilliers" pour le "droit au logement". Encadrement des loyers, défense du logement social : ils s’opposent à la politique du gouvernement.

Des élus de gauche lancent "l'appel d'Aubervilliers" pour le droit au logement, le 8 octobre 2018
Des élus de gauche lancent "l'appel d'Aubervilliers" pour le droit au logement, le 8 octobre 2018 © Radio France - Rémi Brancato

Aubervilliers, France

Ils ont lancé "l'appel d'Aubervilliers", ce lundi, en Seine-Saint-Denis. Alors que s'ouvre ce mardi à Marseille le congrès annuel de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui fédère les quelque 720 organismes HLM, 42 élus de gauche, essentiellement des maires d'Île-de-France, ont signé cet appel lancé par la maire communiste d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui. Dénonçant la "crise du logement", notamment francilienne, ils réclament "une intervention publique d'ampleur" et six mesures d'urgence pour faire du "droit au logement digne et décent, une cause nationale".

Des élus de plusieurs partis de gauche

Le texte rassemble 42 signataires, parmi lesquels des communistes comme Ian Brossat adjoint au logement de la maire de Paris, Christian Favier, président du département du Val de Marne, Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Azzedine Taïbi, maire de Stains, mais aussi des socialistes, comme le maire de Pantin Bertrand Kern ou le président du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel. 

ECOUTER - "L'appel d'Aubervilliers" pour le logement a été lancé ce lundi

Les offices HLM menacés

Ils dénoncent la politique du gouvernement en matière de logement et notamment la loi ELAN qui menace, selon eux, les logements sociaux, surtout en Île-de-France et risque d'aggraver les problèmes pour se loger. Pour eux, le risque est de "renforcer la pénurie de logement, l'économie noire du logement et les marchands de sommeil", comme l'assure le député communiste de Saint-Denis, Stéphane Peu. 

ECOUTER - Stéphane Peu, député communiste de Saint-Denis

Alors que les offices HLM ont vu leurs recettes baisser de 800 millions d'euros cette année avec la baisse des APL, décidée par le gouvernement, la loi ELAN va leur imposer de se regrouper et de vendre des logements sociaux, comme "seule source de revenu". "On va en construire beaucoup moins qu'on va en vendre et on va aggraver une situation déjà extrêmement inquiétante" s'alarme le parlementaire.

Encadrement des loyers, sanctions pour les marchands de sommeil : six actions concrètes proposées

L'idée de cet appel est née cet été à Aubervilliers après plusieurs incendies mortels. Pour la maire de la ville, la lutte contre l'habitat insalubre passe par la répression des "marchands de sommeil", mais aussi par la défense d'un logement "abordable pour tous". "Les marchands de sommeil sont là parce qu'il n'y a pas suffisamment de logements abordables pour les salariés" estime Mériem Derkaoui.

L'appel demande donc à mettre oeuvre "six actions concrètes" : une accélération des démarches judiciaires contre les marchands de sommeil, des sanctions plus fortes contre les villes qui ne respectent pas l'obligation de 25% de logements sociaux, une aide à la pierre pour  construire "massivement", la fin de "l'asphyxie" des offices HLM, un plan de lutte "national" contre les copropriétés dégradées et la "généralisation" de l'encadrement des loyers.