Politique

Unser Land redécore les panneaux d'entrée de ville en Alsace

Par Céline Rousseau et Olivier Vogel, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass lundi 5 septembre 2016 à 19:07

Le panneau de la commune de Gresswiller tagué "Im Elsass"
Le panneau de la commune de Gresswiller tagué "Im Elsass" © Radio France - Olivier Vogel

Un autocollant "Im Elsass" ou "En Alsace" orne plusieurs semaines les panneaux d'entrée de ville de nombreuses communes alsaciennes. Une initiative des autonomistes d'Unser Land, toujours opposés à la fusion des régions, qui n'est pas du goût de certains maires alsaciens.

Ce sont de petits autocollants transparents qui ajoutent à chaque nom de commune la mention "Im Elsass" ou "En Alsace", sur les panneaux d'entrée de ville. La quasi totalité des communes alsaciennes sont concernées. La typographie ressemble à celle des noms de villes et villages. Mais, il s'agit en fait d'une initiative du parti autonomiste Unser Land qui entend protester à sa manière contre les fusion des régions du Grand Est.

Une réponse à François Hollande

Le parti rouge et blanc veut prouver son attachement à l'Alsace. "C'est directement une réponse à François Hollande, qui a dit il y a quelques mois que l'Alsace n'existait plus", explique Andrée Munchenbach, la présidente d'Unser Land. "Le peuple alsacien existe bel et bien et il se bouge pour défendre sa région".

L'autocollant se fond parfaitement sur le panneau d'entrée de ville de Grendelbruch. - Radio France
L'autocollant se fond parfaitement sur le panneau d'entrée de ville de Grendelbruch. © Radio France - Olivier Vogel

Des maires agacés

Mais certains maires, même s'ils défendent l'Alsace, n'acceptent pas que l'on redécore ainsi leur mobilier urbain. A Sélestat, Marcel Bauer (LR) demande à ses agents municipaux d'arracher chaque autocollant : "les panneaux d'entrée de ville sont réglementés et je lutte contre toute affichage sauvage du mobilier urbain", commente le maire agacé, "même si je fais tout pour défendre notre province, le bilinguisme etc...". Si le phénomène ne cesse pas, Marcel Bauer envisage de contre-attaquer en justice.