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Politique

Municipales 2020 à Reims : "Je vais mettre en place la démocratie participative" explique Gérard Chemla, candidat LREM

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Par , , France Bleu Champagne-Ardenne

Gérard Chemla ne perd pas de temps. Quelques jours après avoir été investi par La République en Marche pour conduire la liste aux élections municipales à Reims, il inaugure ce vendredi son local de campagne, au 84 avenue de Laon. Gérard Chemla était l'invité de France Bleu Champagne-Ardenne.

Gérard Chemla, avocat, candidat investi par LREM aux élections municipales de 2020, invité de France Bleu Champagne le 21 juin 2019.
Gérard Chemla, avocat, candidat investi par LREM aux élections municipales de 2020, invité de France Bleu Champagne le 21 juin 2019. © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Reims, France

Nous avons reçu jeudi 20 juin 2019 le maire de Reims, Arnaud Robinet. Il ne dit pas encore s'il sera candidat. Mais si La République en Marche investit un candidat en face de lui, c'est moins pour le projet que pour le punir, dit-il. Qu'en pensez-vous ? 

Gérard Chemla : Le maire de Reims, "martyr de La République en Marche," cela ne me paraît pas très sérieux ! Il faut quand même se souvenir qu'Arnaud Robinet a beaucoup utilisé la proximité qu'il pouvait avoir à certains moments avec le Premier Ministre et cela a permis aux élections législatives, il y a deux ans, de faire élire Valérie Beauvais dont il est le suppléant. Ce qui fait qu'il a beaucoup zigzagué et louvoyé. Moi, je ne sais pas si c'est pour mon projet ou si c'est grâce à lui ou à cause de lui que je suis investi. Ce que je sais, par contre, c'est que depuis plus de douze mois maintenant je travaille avec une équipe solide et soudée. Nous avons construit un véritable projet pour notre ville. 

Arnaud Robinet serait l'homme à abattre pour La République en Marche. Des mots guerriers ont été utilisés à son encontre ... 

Écoutez, si Arnaud Robinet était l'homme à abattre on aurait investi un poids lourd, on n'aurait pas pris quelqu'un comme moi qui n'est pas un homme politique et qui vient de la société civile. J'ai a eu une expérience extrêmement brève il y a deux ans sur une élection législative. Je vous rappelle que la campagne avait duré quatre semaines et que je l'avais faite sans aucune investiture. 

"Si LREM avait voulu abattre Arnaud Robinet, mon parti aurait investi un poids lourd de la politique. Certainement pas moi ! "

Si je suis connu à Reims, c'est pour ma vie sociale, ma vie civile mais pas pour la politique ! 

Vous inaugurez ce vendredi soir votre local de campagne. Cela veut-il dire que vous êtes en campagne ? 

Alors ça veut dire que nous avons décidé, il y a quelques semaines, d'avoir un lieu qui sera notre quartier général dans lequel nous travaillerons. Cela fait écho à notre investiture. La campagne, vous savez, a commencé depuis un certain temps déjà ! Il faut être lucide toutes les publicités qui sont faites par la ville autour des réalisations, c'est de la communication institutionnelle mais c'est aussi un candidat en campagne ! Le nom du maire n'est jamais bien loin ... 

"Arnaud Robinet fait une campagne électorale qui ne dit pas son nom..."

Je vais vous avouer très clairement que je travaille depuis un an et je vais continuer à travailler dans ce local de campagne, un endroit très clair et identifié. C'est au 84 avenue de Laon, j'invite tous les Rémois à venir nous y rejoindre.  

Vous avez lancé, il y a quelques mois déjà, le collectif "Osons Reims" ... Qui sont les personnes dans le collectif avec vous ? Combien êtes-vous ? 

Nous sommes une centaine, il y a beaucoup de jeunes gens avec nous. C'est à dire des personnes qui ont entre 18 et 30 ans, mais aussi des spécialistes de la politique - il y a quatre ou cinq personnes qui ont eu une existence politique et qui ont été élus ou candidats - mais mon désir, c'est vraiment de réinventer la politique. Autrement dit d'avoir une approche totalement différente de la politique municipale. Je ne veux pas travailler sur des bilans. 

"Je veux travailler sur des projets. Je veux travailler sur l'avenir, vraiment pas sur des bilans." 

Je ne veux pas construire un avenir comme on le fait depuis toujours mais en décalant complètement l'angle de vue et pratiquer la démocratie participative. 

"Je vais expliquer aux habitants de Reims la démocratie participative telle que je la conçois."

C'est un des axes extrêmement important de mon projet, vous savez, la démocratie participative ça ne veut rien dire pour les gens. Alors je vais expliquer tout au long de la campagne, ce que c'est et on va la construire vraiment.  

C'est à dire ? 

Il y a de nombreuses pistes de travail. Vous savez je suis venu ce matin à France Bleu Champagne-Ardenne en vélo et je peux vous assurer que la ville de Reims n'est pas adaptée. Le mois dernier, je suis tombé sur un rail du tramway. Quand je suis arrivé aux urgences, le médecin m'a dit que cela lui était arrivé trois semaines auparavant. Et clairement, ce n'est pas fait pour les vélos, tout le monde le dit ! 

A Reims, on a enlevé petit à petit le végétal. C'est une ville dans laquelle on a clivé les relations entre le centre-ville et les autres quartiers. Il n'y a plus de relations entre les habitants. Il faut les aider à s'emparer de la transition écologique et du mieux vivre ensemble. Je crois à un système de démocratie participative comme ça existe dans un certain nombre de villes. 

"La démocratie participative, ce sont des budgets ouverts, on dit au début de l'année que cela représente 5% du budget d'investissement de la ville."

On va faire des appels à projets, que cela soit pour le vélo, la transition écologique, la citoyenneté, le mieux vivre ensemble. Les citoyens vont aller sur des plateformes dématérialisées où ils pourront écrire leurs projets. Les citoyens, les associations, les conseils de quartier pourront régulièrement les consulter. Et on leur demandera leur avis. On construira tous ensemble. Je suis allé à plusieurs grands débats et je me suis rendu compte qu'il avait toute sa place, notamment à l'échelle d'une ville. Alors, je m'engage chaque année à créer plusieurs grands débats de façon à échanger directement avec la population. Ce sont des mesures mais il y en aura d'autres ! Par exemple, les conseils municipaux se tiendront dans d'autres endroits que la mairie. Aller dans un quartier, aller dans une salle municipale et tenir un conseil municipal ouvert, c'est de la démocratie participative ! 

Vous devez construire une liste. Comment vous voyez les choses ? Une liste ouverte ?

Je ne vois pas qu'une liste politique. Mon collectif s'appelle "Osons Reims." C'est surtout un parti pour Reims, soutenu par LREM bien sûr, mais soutenu aussi, je l'espère, par d'autres mouvements politiques, syndicaux, associatifs ... Nous construirons une liste la plus ouverte et la plus diversifiée possible. Le but, c'est qu'on bosse !

Une liste ouverte, c'est ce que tout le monde veut faire ! C'est à la mode de se revendiquer d'une liste ouverte, en hors des partis politiques? 

La différence, c'est que moi cette fois j'assume l'étiquette LREM. Alors que tout le monde jette ses étiquettes ! Moi je ne jette pas et j'assume. Vous savez les premières idées de combat politique que j'ai eues dès 1995, n'ont pas été au bout parce que les gens n'étaient pas prêts, ce n'était pas mûr ! Mais il y a deux ans, si je me suis lancé en politique, c'est parce qu'on a eu un homme (Emmanuel Macron) qui tenait un discours différent. Il disait : "on arrête les clivages, on construit ensemble." Je pense en fait que la mode a rejoint ma façon de voir la vie sociale et la vie politique. 

On vous connaît comme avocat. Vous êtes intervenu dans de grosses affaires comme l'affaire Chanal, les disparus de Mourmelon, vous suivez les dossiers de terrorisme qui ont frappé la France, vous êtes également au côté de François Lambert, qui souhaite l'arrêt des soins de Vincent Lambert. Comment allez-vous gérer tout ça ? 

C'est une vraie question. Pour l'instant, j'ai décidé jusqu'aux élections d'exercer de façon pleine et complète ma profession. J'arrive tôt le matin. La semaine prochaine, lundi, il y a l'affaire Lambert à Paris. Je suis aux assises à Charleville toute la semaine. Je fais les deux. Je travaille beaucoup. Il est évident que le jour où je suis élu, je devrai reconsidérer l'exercice de ma profession. Je ne vais pas dire totalement d'arrêter mais ça veut dire le reconsidérer de façon profonde. J'ai une chance formidable dans mon cabinet, il y a plus de trente avocats, des associés compétents. Je vais déléguer et organiser les choses différemment.

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