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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination : la lettre ouverte de Vincent Bouget au gouvernement

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Par , France Bleu Gard Lozère

Le secrétaire départemental du PCF dans le Gard, Vincent Bouget, adresse une lettre ouverte à l'État au sujet de la vaccination contre le Covid-19. L'élu nîmois y évoque notamment "des incompréhensions et parfois de la colère", et réclame que les vaccins deviennent des "biens communs".

Vincent Bouget
Vincent Bouget © Radio France - Jérôme Plaidi

le conseiller municipal de Nîmes Vincent Bouget publie ce vendredi une lettre ouverte adressée au préfet du Gard, au ministre de la Santé, au Premier ministre et au président de la République, Emmanuel Macron. Le secrétaire départemental du PCF dresse un constat de la vaccination contre le Covid-19 en France, et pointe du doigt une série d'interrogations sur sa gestion. 

Surtout, l'élu communiste émet le vœu que "les vaccins deviennent des biens communs", c'est-à-dire qu'ils soient "libérés de leur brevet et mis dans le domaine public pour que chaque pays, partout dans le monde, puisse en produire en quantité suffisante, largement, au plus vite, pour protéger toute la planète."

L'intégralité de la lettre

"Messieurs, nos concitoyens attendent des vaccins. La campagne de vaccination tant espérée par nos concitoyens, qui éclaircit un horizon sanitaire mais aussi économique et social jusqu’ici complètement bouché, fait naître de nombreuses interrogations, des incompréhensions et parfois de la colère. C’est le cas dans le département du Gard. Les doses de vaccin Pfizer n’arrivent qu’au compte-gouttes, des centres de vaccinations ouvrent sans qu’ils ne soient livrés, les populations prennent des rendez-vous qui ne peuvent être honorés. Ce déroulement chaotique, parfois opaque pour le plus grand nombre, renforce encore la défiance envers les autorités, quand nous avons plus que jamais besoin de confiance. Si l’on peut comprendre la nécessité d’une cohérence et donc d’une centralisation des décisions, la gestion très verticale de la campagne de vaccination n’est toujours pas la bonne solution pour une appropriation par toutes et tous des enjeux, et parfois des difficultés qui peuvent être entendues. L’association, la transparence, la démocratie sont des atouts en temps de crise. 

"Nous vous demandons de faire toute la transparence."

C’est pourquoi nous vous demandons de faire toute la transparence sur l’organisation de la campagne de vaccination dans le Gard. Quels sont les centres ouverts ? De quelle quantité de doses disposons-nous ? Quand les centres seront-ils livrés ? Comment seront distribuées ces doses ? Quelles sont les raisons des difficultés des livraison ? Aucune information ne doit être retenue. Les Françaises et les Français doivent être considérés comme des citoyens éclairés. Dans cette bataille pour la protection des Français, les collectivités territoriales et notamment les maires doivent être des partenaires respectés. 

"Les vaccins doivent devenir des biens communs."

Au-delà de cette question, le manque de doses soulève une question de fond, celle de la production des vaccins qui est limitée, empêchée par leur appropriation par les grands laboratoires, qui en font des gigantesques profits. Parce que nous considérons que la santé est une priorité absolue, nous demandons que tous les laboratoires puissent produire les vaccins validés par la Haute autorité de santé. Ils peuvent être réquisitionnés en cas d’urgence sanitaire. Les vaccins doivent devenir des biens communs, libérés de leur brevet et mis dans le domaine public pour que chaque pays, partout dans le monde, puisse en produire en quantité suffisante, largement, au plus vite, pour protéger toute la planète. Enfin, si la situation l’exige, Sanofi, qui vient d’annoncer des suppressions d’emploi dans le domaine de la recherche et du développement, doit être nationalisé. Nous avons besoin plus que jamais d’un pôle public du médicament. Pour protéger la santé de tous, la France doit retrouver sa souveraineté sanitaire et économique. 

Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de ma très haute considération."

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