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Politique

Occitanie politique - Valérie Rabault : "au PS, nous avons l'intention de construire une ligne claire"

lundi 9 avril 2018 à 9:06 Par Stéphanie Mora, France Bleu Occitanie

INTERVIEW Au lendemain du congrès d'Aubervilliers qui a installé Olivier Faure à la tête du Parti socialiste, quelle est la nouvelle ligne du parti ? L'une de ses figures montantes, la députée montalbanaise Valérie Rabault, candidate à la présidence du groupe à l'assemblée, tente de répondre.

Veste rose à la droite d'Olivier Faure, la députée de Montauban était bien en vue au congrès du PS ce week-end. Valérie Rabault pourrait d'ailleurs lui succéder à la tête des socialistes à l'assemblée.
Veste rose à la droite d'Olivier Faure, la députée de Montauban était bien en vue au congrès du PS ce week-end. Valérie Rabault pourrait d'ailleurs lui succéder à la tête des socialistes à l'assemblée. © Maxppp - Aurélien Morissard

Toulouse, France

France Bleu Occitanie : "le retour de la gauche de gouvernement", "l'humain d'abord, la démocratie partout" c'est la feuille de route fixée par Olivier Faure le nouveau patron national du PS  Mais concrètement ça donne quoi sur la sncf ? Vous soutenez les cheminots ou vous approuvez l'ouverture à la concurrence ?

Valérie Rabault : Un discours d'investiture c'est toujours un exercice d'équilibriste en quelque sorte mais Olivier Faure s'en est bien sorti. Cet après-midi à 16h à l'assemblée nationale, nous attaquons le débat sur la réforme de la SNCF. Nous avons déposé énormément d'amendements parce que nous estimons qu'avoir la posture du gouvernement qui consiste à attaquer le statut des cheminots pour expliquer que si les trains arrivent en retard, s'il n'y a pas assez de trains ou d'investissement ce serait uniquement la faute du statut des cheminots est un faux débat. Et que la grève qui rend très difficile les trajets des Français aurait pu être évitée si cette posture-là du gouvernement n'avait pas été mise sur la table. Quant à l'ouverture à la concurrence, elle a été engagée bien avant François Hollande ! Cette ouverture ne dit pas qu'il faut réformer ou avoir un autre statut pour les cheminots que celui qui existe aujourd'hui. Toutes ces questions-là nous les porterons à l'assemblée.

Dans le manifeste que vous aviez signé avec le haut-garonnais Sébastien Vincini avant l'élection du nouveau patron du PS vous appeliez à une nouvelle société : à "l'humanisme face à la techno finance". Est-ce que vous soutenez les 250 zadistes qui refusent de partir de Notre Dame des Landes ce matin parce qu'ils inventent disent-ils "une nouvelle société" ?

Non ! Moi je ne soutiens pas les zadistes. L'humanisme n'empêche pas de respecter la loi de la République.

On a l'impression quand même qu'au sein du PS vous avez du mal à vous positionner : est-ce qu'il faut manifester ou pas avec les cheminots , est-ce qu'il faut soutenir les zadistes... C'est compliqué. Comme si vous ne saviez plus renouer le lien avec le peuple de gauche.

Chez nous ce n'est pas compliqué. A Notre Dame des Landes, on n'a pas soutenu les zadistes. Pour les cheminots nous sommes allés manifester il y a trois semaines [Olivier Faure avait subi quelques sifflets à Paris] pour soutenir les revendications.

La "convergence des luttes" ne fait pas partie du logiciel du Parti socialiste ?

Le PS a toujours soutenu les revendications quand il y a appel unitaire de tous les syndicats. Le PS n'est pas là pour arbitrer entre les différentes forces syndicales qui peuvent exister. Ca ne date pas d'aujourd'hui, c'est ce qui a toujours été fait depuis 25 ans.

L'Occitanie de Carole Delga en "chef de file"

Est-ce que ce n'est pas ce qui vous a amené là où vous en êtes aujourd'hui, c'est-à-dire une déconnexion avec l'électorat de gauche ?

Evidemment il y a eu plusieurs erreurs sinon on aurait pas été balayés au printemps dernier. Mais ce qui a manqué à mes yeux c'est un discours extrêmement clair sur le pouvoir d'achat, le partage du progrès et la création du progrès, ce qui nous oppose à certaines forces de gauche, plus à gauche que le PS.

Vous souhaitez prendre la tête du groupe Nouvelle gauche, le groupe des députés PS à l'assemblée. Ce qui ferait de vous au niveau régional une personnalité aussi en vue que Carole Delga. L'Occitanie, c'est aujourd'hui le laboratoire de ce que veut faire ou doit devenir le PS au niveau national ?

Le débat aura lieu en interne donc je ne commenterai pas le choix des députés pour la présidence du groupe, il y a plusieurs candidats. Pour ce qui concerne l'Occitanie, il y a une présidente qui incarne vraiment la région, qui est Carole Delga, avec de nombreux chantiers qui sont menés. Je ne sais pas si on peut parler de laboratoire mais en tout cas ce qui est sûr c'est que c'est une vraie chef de file pour l'ensemble des politiques qui sont menées.

L'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, qui quitte le PS pour rester avec Génération.s, c'est un coup dur ?

Je le regrette. Les bisbilles qui ont parfois fragilisé le PS sont toujours regrettables maintenant Olivier Faure a été très clair hier : s'il y en a qui ne veulent pas rester, il vaut mieux partir parce que nous avons l'intention de construire une ligne claire.