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Vals du Dauphiné : un conseil communautaire houleux, la présidente Magali Guillot dans le viseur de la justice

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Par , France Bleu Isère

Ambiance électrique ce jeudi soir au conseil communautaire des Vals du Dauphiné, au nord du département. C'était la première réapparition en public de sa présidente, Magali Guillot, la maire de Saint-André-le-Gaz, depuis les révélations sur l'enquête qui la concerne.

Le Conseil communautaire des Vals du Dauphiné se tenait aux Abrets en Dauphiné ce jeudi 18 février.
Le Conseil communautaire des Vals du Dauphiné se tenait aux Abrets en Dauphiné ce jeudi 18 février. © Radio France - Théo Hetsch

Elle est visée par une plainte pour abus de confiance et une enquête de Tracfin pour des soupçons de fraude fiscale. La maire de Saint-André-le-Gaz, Magali Guillot, était donc forcément au centre de l'attention ce jeudi 18 février lors de la séance du conseil communautaire. L'élue présidait la séance, qui réunissait des élus des 36 communes de la collectivité locale, malgré les enquêtes qui la visent, notamment concernant la gestion de l'Ehpad Les Pérolines, sur sa commune. Des révélations qui l'avaient déjà obligée à repousser une première fois la séance (prévue à l'origine le 28 janvier dernier). Cette fois, elle ne pouvait plus reculer.

Le reportage de Théo Hetsch sur place

C'est le maire de Chélieu, Max Gauthier, qui a mis d'entrée les pieds dans le plat: "ça me gêne de faire comme si rien ne se passait sur notre territoire" a commencé l'élu, avant d'être sèchement interrompu par Magali Guillot. Elle évoque un point de règlement, "les questions doivent porter sur les sujets d’intérêt général, rien de personnel" réplique-t-elle, refusant de lui rendre le micro. Le ton est rapidement monté, Max Gauthier tentant de prendre la parole : "J'ai des informations importantes à communiquer" lance-t-il à l'assemblée. "Je ne vous donne pas la parole", réplique Magali Guillot.

Après cette interruption, le conseil reprend finalement presque comme si de rien n'était. Max Gauthier, lui, sort, furieux : "Ce qui me gêne, c'est ce que les gens disent de nous, le fameux "tous pourris". Je suis maire depuis 25 ans, cela me fait mal" déplore l'ancien professeur. "Après, la justice dira si elle est coupable de quoi que ce soit, ça je n'en sais rien, mais elle doit s'expliquer", estime-t-il.

Une plainte pour abus de confiance

Il est reproché à Magali Guillot, qui gère l'Ehpad Les Pérolines -via sa société Domijosc- de ne plus restituer depuis décembre 2019 les loyers versés par les résidents aux propriétaires des logements. L'ardoise s'élèverait à 150 000 euros selon l'avocat des plaignants. Magali Guillot a été condamnée en août 2020 par le tribunal de Bourgoin-Jallieu à verser ces loyers, ce qu'elle n'a pas fait pour le moment. Une plainte pour abus de confiance a été déposée par l'un des propriétaires le mois dernier. 

Par ailleurs, selon Le Parisien, la cellule Tracfin de lutte contre la fraude fiscale s'intéresse au cas de Magali Guillot et soupçonne un enrichissement personnel. Des soupçons qui ont poussé le président du département à retirer ses délégations à l'élue nord-Iséroise, par ailleurs vice-présidente du Conseil départemental de l'Isère en charge de la Santé.

Magali Guillot s'est expliqué, sur France Bleu Isère et avoue des problèmes liés au coronavirus : "Mon entreprise a des difficultés comme des milliers d'autres en France à cause de l'épidémie, la maison de retraite est passée de 18 résidents à 10 et je n'ai pas demandé d'aides à la Région pour éviter justement qu'on dise que je profite de mon statut d'élue pour avoir des aides", explique-t-elle. 

"Pour le moment, je n'ai ni été mise en examen, ni placée en garde à vue, j'ai droit à la présomption d'innocence". Enfin, elle explique que désormais son entreprise est placée en redressement judiciaire, "ce qui permet d'avoir un cadre juridique tout à fait clean". "Je suis une élue exemplaire, on n'a rien à me reprocher dans mes fonctions d'élue, ni d'ailleurs dans mon rôle de cheffe d'entreprise". Mais combien de temps pourra-t-elle encore tenir à son poste avec ces enquêtes sur le dos ? "Ça commence à devenir tendu", estime un membre de sa majorité.

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