Politique

Vers une fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté

France Bleu mardi 15 avril 2014 à 8:07

Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté
Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté © MaxPPP

Les présidents des conseils régionaux de Bourgogne et de Franche-Comté l'ont annoncé lundi soir : ils ont l'intention d'engager le chantier de la fusion de leurs deux régions avant la fin de l'année. Objectif : une seule grande région à la fin du prochain mandat des conseillers régionaux, en 2021.

> Marie-Guite Dufay et François Patriat, les présidents des deux régions, sont les invités de France Bleu ce mardi. Le live-tweet de leur interview est à suivre sur Francebleu.fr. 

Ce n'est pas encore un mariage, mais les fiançailles sont annoncées : Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté, et François Patriat, qui dirige la région Bourgogne, ont annoncé lundi soir un projet de "rapprochement administratif " , et, à l'horizon 2021 – c'est-à-dire à la fin du prochain mandat des conseillers régionaux – une "fusion des deux collectivités "

"Pour la Franche-Comté et la Bourgogne, nous avons la perspective d'un développement commun, afin de construire l'avenir dans un monde qui change" — Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté

C'est la première fois que deux régions annoncent la mise en oeuvre d'un chantier de fusion, depuis le discours de politique générale de Manuel Valls la semaine dernière, dans lequel le Premier ministre a annoncé une réforme territoriale de grande ampleur. Objectif des deux régions : "faire des économies fonctionnelles ", en supprimant notamment des doublons administratifs.

"Au moins dix secteurs où l'on peut déjà travailler ensemble"

Pour être "plus attratctifs ", Bourgogne et Franche-Comté coopèrent déjà depuis plusieurs années dans plusieurs domaines, en particulier la santé et l'enseignement supérieur : les CHU et les Universités des deux régions coopèrent d'ores et déjà . François Patriat va donc plus loin : "Il y a au moins dix secteurs où l'on peut travailler ensemble ", a-t-il déclaré lundi.

"A partir du moment où les voies techniques sont tracées, il faut saisir cette occasion unique ", renchérit Marie-Guite Dufay. Il s'agit aussi de devancer la loi et de contourner un possible démantèlement des régions, selon François Patriat :

"Soit on y va maintenant, en espérant une petite compensation financière, soit on ne fait rien et en janvier 2017 la loi tombera (...). Nous pourrions disparaître". — François Patriat, président de la région Bourgogne

Jacques Grosperrin, conseiller régional UMP en Franche-Comté, a toutefois demandé que cette décision soit soumise à un référendum : dans un communiqué, il affirme que "Besançon ne peut devenir la sous-préfecture de Dijon sur simple diktat de Paris ". 

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