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Politique

Affaire Benalla : suite des auditions ce mardi, Gérard Collomb et le préfet de police se renvoient les responsabilités

lundi 23 juillet 2018 à 12:47 - Mis à jour le mardi 24 juillet 2018 à 7:30 Par Viviane Le Guen et Frédéric Chapuis, France Bleu Paris et France Bleu

Les auditions se poursuivent ce mardi dans l'affaire Benalla. Après Gérard Collomb et le préfet de police de Paris, c'est au tour de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron d'être entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale ce mardi dès 16h30.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, le 23 juillet 2018 devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, le 23 juillet 2018 devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale à Paris. © Maxppp - Olivier Corsan

Les auditions à l'Assemblée nationale et au Sénat continuent ce mardi dans l'affaire Benalla. Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sera entendu dans l'après-midi dès 16h30. Il sera suivi par la directrice générale de l'IGPN, la police des polices, et du directeur de cabinet de Gérard Collomb à 21 heures. 

Le ministre de l'Intérieur sera, lui, devant les sénateurs à partir de 17h45 après s'être expliqué ce lundi devant la commission d'enquête de l'Assemblée. 

Trois enquêtes sont en cours

Parallèlement à l'enquête parlementaire, une enquête administrative a été confiée à la "police des polices" qui devrait remettre son rapport "à la fin de cette semaine", selon le président de l'Assemblée nationale François de Rugy.  Quant à l'examen de la révision constitutionnelle, suspendu sine die dimanche par la ministre de la Justice vu la paralysie due à l'affaire Benalla, il reprendra à la rentrée a acté lundi une conférence des présidents de l'Assemblée.

Lundi, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont demandé que le président de la République soit à son tour convoqué par la commission d'enquête parlementaire.

Gérard Collomb et le préfet de police de Paris se renvoient la balle

Auditionnés ce lundi au sujet de l'affaire Benalla par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, ont rejeté la responsabilité sur le cabinet d'Emmanuel Macron. Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, doit être entendu à son tour par le Sénat, mardi.

L'exécutif est sous le feu des critiques depuis la diffusion, la semaine dernière, de vidéos montrant Alexandre Benalla, un proche collaborateur du chef de l'Etat, en train de frapper et malmener des manifestants le 1er mai à Paris alors qu'il accompagnait les forces de l'ordre en tant qu'"observateur". Cinq personnes ont été mises en examen dimanche dans cette affaire. Emmanuel Macron a promis la "vérité" sur ce dossier, en espérant éteindre la plus grave crise politique de son quinquennat.
 

Gérard Collomb affirme avoir été informé de la présence d'Alexandre Benalla le 2 mai

Appelé à la démission par des personnalités de droite comme de gauche, Gérard Collomb s'est dédouané ce lundi au cours de ses 2h30 d'audition à l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il ignorait qu'Alexandre Benalla était conseiller à l'Elysée, et qu'il n'avait pas été prévenu de la présence, lors de la manifestation du 1er mai, de deux observateurs avec les policiers.

Il a assuré avoir été informé le lendemain (2 mai) des faits par son cabinet de l'existence de la vidéo à l'origine du scandale mais il a estimé que ce n'était pas à lui de saisir la justice de ces actes qu'il a de nouveau condamnés "avec la plus grande fermeté". 

" C'était à eux de prendre des sanctions"

"Ce n'est pas au ministre qu'il appartient de le faire. (...) Je considère que c'est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d'un signalement au titre de l'article 40" du Code de procédure pénale, a-t-il déclaré.
 

Le 2 mai, "je m'étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l'information. Je pensais, comme c'est la règle, que les mesures appropriées avaient été prises. C'était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d'informer les autorités judiciaires", a ajouté Gérard Collomb.
 

"Je n'ai jamais évoqué la situation de monsieur Benalla avec le président de la République"

Interrogé par le député LR Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête, Gérard Collomb a assuré qu'il n'avait "jamais évoqué la situation de monsieur Benalla avec le président de la République".  Le ministre de l'Intérieur a cependant reconnu qu'il avait échangé avec Emmanuel Macron dans le courant du week-end. "Oui, j'ai rencontré le président de la République ce week-end. Avons-nous parlé de l'affaire ? Oui, mais le moins possible", a-t-il répondu, suscitant l'hilarité dans la salle de la commission d'enquête. 

Le préfet de police rejette la responsabilité sur l'Elysée

Entendu à son tour par la même commission dans l'après-midi, le préfet de police, Michel Delpuech, a dénoncé des "dérives inacceptables" et rappelé qu'il était "sous l'autorité des autorités exécutives". Il a assuré avoir contacté le ministère de l'Intérieur après avoir appris l'existence de la vidéo, le 2 mai. Selon lui, le ministère a répondu être "déjà en liaison" avec la présidence de la République. Dès lors, "il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait" a-t-il conclu.

Alors que Gérard Collomb a contesté connaître Alexandre Benalla, le préfet de police a assuré que ce dernier "était un interlocuteur connu." Michel Delpuech a également affirmé avoir découvert avec "étonnement et surprise" la présence du chargé de mission de l'Elysée le soir du 1er-Mai dans la salle de commandement de la préfecture de police. 

"Cette 'affaire', comme le dit la presse, n'est évidement pas sans conséquences sur la préfecture de police. Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains" a-t-il dénoncé.

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