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Politique

VIDÉO - Affaire Benalla : le directeur de cabinet de l'Elysée Patrick Strzoda "assume" de ne pas avoir saisi la justice

mardi 24 juillet 2018 à 19:30 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Auditionné mardi par les parlementaires, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a "assumé" la sanction infligée à Alexandre Benalla et affirmé qu'il n'avait "pas assez d'éléments" pour saisir la justice.

Patrick Strzoda devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale le 24 juillet 2018 à Paris.
Patrick Strzoda devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale le 24 juillet 2018 à Paris. © AFP - Thomas SAMSON

Premier membre du personnel de l’Élysée à être interrogé par les parlementaires ce mardi le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a repris à son compte les arguments avancés par l'exécutif dans l'affaire Benalla

Devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, il a dénoncé le comportement "fautif" et "inacceptable" de l'ex-collaborateur de l'Elysée et défendu une sanction logique assurant qu'il n'avait "pas assez d'éléments" pour saisir la justice à propos des actes commis par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron le 1er mai.

> Revoir l'audition de Patrick Strzoda devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale

"J'assume ma décision"

"J'ai considéré qu'à mon niveau je n'avais pas assez d'éléments pour justifier un recours à l'article 40" a déclaré Patrick Strzoda devant la commission d'enquête de l'Assemblée. Après avoir rappelé que la journée du 1er mai a été marquée par de nombreux affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, il a souligné qu'aucune plainte n'avait été déposée et que les "autorités d'emploi" [la préfecture de police de Paris NDLR] d'Alexandre Benalla ne l'avait "jamais évoqué ou suggéré".    

Selon cet article 40 du code pénal, "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République". Mais le Code ne prévoit toutefois aucune sanction pénale en cas de manquement à cette obligation.

"Donc le 2 mai, avec le souci de prendre une sanction immédiate, et sur la base des informations dont je disposais, j'ai pris cette sanction de suspension et de rétrogradation, avec une lettre d'avertissement valant notification de licenciement en cas de nouveau comportement fautif (...) Je comprends parfaitement qu'on puisse considérer que (cette sanction) n'était pas adaptée, en tout cas en ce qui me concerne j'assume ma décision", a-t-il conclu.
 

Le rôle de Benalla clarifié

Alors que le fait de savoir si Alexandre Benalla était dûment autorisé à se trouver sur les lieux de la manifestations a fait l'objet d'une controverse, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron a répondu : "je ne me suis pas opposé à ce qu'il participe en qualité d'observateur à cette journée du 1er-mai, et je lui ai bien rappelé qu'il était hors de question de participer activement à des opérations sur le terrain". Selon lui,  c'était "la première fois" qu'Alexandre Benalla lui demandait son accord pour aller sur une manifestation.

Patrick Strzoda a également que le rôle d'Alexandre Benalla avant d'être sanctionné était de coordonner "des services qui concourent aux déplacements officiels du président de la République", et qu'il n'avait jamais été question qu'il prenne la "direction d'un service amené à regrouper les services de sécurité de l'Elysée", comme l'ont avancé certains médias.

En début d'après-midi mardi, Édouard Philippe s'est lui aussi employé à défendre l'exécutif lors d'une séance électrique de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a balayé la polémique évoquant "une dérive individuelle" qui n'a rien "d'une affaire d'État".