Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

VIDÉO (archives) - ETA au Pays Basque : histoire d'une lutte qui se désarme

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Alors qu'ETA a annoncé qu'elle n'aurait plus d'armes ce samedi 8 avril, France Bleu vous propose de vous replonger dans l'histoire de l'organisation indépendantiste basque, et de son désarmement au travers d'images d'archives.

Le procès d'une trentaine de militants à Burgos en 1970 révèle au monde entier l
Le procès d'une trentaine de militants à Burgos en 1970 révèle au monde entier l - INA / Radio France

Depuis 1968, ETA aurait fait plus de 800 morts. Ce samedi 8 avril, un groupe de militants, surnommés "les artisans de la paix", soutenus par une soixantaine d'élus et représentants syndicaux se sont engagés à remettre l'intégralité des armes d'ETA aux autorités françaises. Cela marquerait le désarmement total d'ETA.

►►► LIRE AUSSI | Pays Basque : le 8 avril au soir, ETA sera une organisation désarmée

L'histoire d'Euskadi Ta Askatasuna (Pays Basque et Liberté en français) est l'histoire d'une lutte marquée par les armes. Elle commence en 1959 avec l'union d'indépendantistes basques contre la dictature du général espagnol Franco : ETA naît.

1970 : le procès de Burgos met le feu aux poudres

En 1970, s'ouvre à Burgos, en Espagne, le procès de 34 militants basques, dont un prêtre. 16 d'entre eux sont jugés pour "meurtre", et en particulier celui d'un policier espagnol, Meliton Manzanas, en 1968, réputé être un tortionnaire. C'est le premier mort revendiqué par ETA. Âgés en moyenne de 25 ans, les accusés sont typographes, mécaniciens, étudiants... Ces membres d'ETA décrivent des arrestations brutales, des tortures et sont condamnés à mort, pour la plupart. Leur sort émeut, de Bayonne à Paris, New York, Londres, ou encore Berlin, où des manifestations rassemblent des milliers de personnes. Des intellectuels, comme le philosophe Jean-Paul Sartre prennent position.

1973 : l'attentat contre l'amiral Blanco

En 1973, une bombe explose à Madrid, tuant l'amiral Blanco. C'était le successeur désigné de Franco, qui mourra, lui, deux ans plus tard.

En 1982, ETA (politico-militaire) se dissout et petit à petit il ne restera plus qu'ETA (militaire) pour commettre des attentats.

1986-1997 : les attentats les plus meurtriers

Le 19 juin 1987, une voiture piégée explose dans le parking souterrain d'un grand magasin de Barcelone. Bilan : 21 morts et 45 blessés. ETA avait prévenu par téléphone, mais les lieux n'avaient pas été évacués. C'est l'attentat le plus meurtrier signé ETA. D'autres suivront : une attaque contre un quartier général de la garde civile en Catalogne en 1991, l'assassinat d'un conseiller municipal du Parti populaire, Miguel Angel Blanco en 1997...

1998-2011 : Vers l'arrêt des actions armées

En septembre 1998, ETA annonce une trêve unilatérale. Elle est rompue en 1999. En 2006, nouvelle annonce d'ETA qui promet un "cessez-le-feu permanent". En novembre 2008, un groupe de 11 députés européens crée le "basque friendship" en faveur de la paix au Pays Basque. Le 16 mars 2010, Jean-Serge Nérin, brigadier-chef de police, est tué lors d'une fusillade avec des membres d'ETA à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne. C'est le premier policier français tué par ETA et la dernière victime de l'organisation.

2011 : ETA baisse les armes

En janvier 2011, ETA annonce un cessez-le-feu "permanent, général, et vérifiable". L'annonce est là encore prise avec beaucoup de précautions par les autorités espagnoles et françaises.

En octobre 2011, à St Sébastien, est signée la "déclaration d'Aiete", qui invite l'ETA à arrêter les attentats et la France et l'Espagne à ouvrir le dialogue. Qui sont les signataires ?

  • l'ancien Secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la Paix Kofi Annan
  • l'Irlandais Gerry Adams, président du Sinn Féin
  • l'ancien Premier ministre irlandais Bertie Ahern,
  • l'ancien ministre français de l'Intérieur Pierre Joxe,
  • l'ancienne première ministre norvégienne, Gro Harlem Brundtland
  • et l'ancien chef de cabinet de Tony Blair, Jonathan Powell

Trois jours plus tard, le 20 octobre 2011, ETA annonce la fin définitive de son action armée.

2011-2017 ? : Une longue mise en oeuvre du désarmement

En 2011, toujours, l'avocat sud-africain Brian Currin, expert en résolution de conflit, en collaboration avec d’autres experts internationaux, crée la “Commission internationale de vérification du cessez-le-feu au Pays Basque” (CIV), composée de six personnes. Le 21 février 2014, cette commission annonce qu'ETA a remis une partie de son arsenal de munitions, d’armes et d’explosifs, mis sous scellés.

Le 16 décembre 2016 : six personnes sont arrêtées à Louhossoa. Ceux qu'on surnomme les "artisans de la paix" affirment qu'ils allaient neutraliser 15% de l'armement d'ETA.

Le 18 mars, lors d'un forum sur le désarmement à Biarritz, il est publiquement annoncé qu'ETA sera désarmé le 8 avril.

À lire aussi

►►► Les dernières infos sur ETA

►►► La France va-t-elle superviser le désarmement d'ETA ?

►►► Arrestations au Pays basque : Michel Tubiana (LDH) dénonce le "grand mensonge" des autorités

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu