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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉO - Emmanuel Macron pris à partie par des "gilets jaunes"

-
Par , France Bleu

En balade ce mardi dans le jardin des Tuileries, à Paris, le président de la République a croisé des "gilets jaunes" qui l'ont interpellé pendant quelques minutes, notamment sur les violences policières. Emmanuel Macron a dit entendre la colère des manifestants.

Le président de la République Emmanuel Macron, pris à partie dans le jardin des Tuileries à Paris (capture d'écran)
Le président de la République Emmanuel Macron, pris à partie dans le jardin des Tuileries à Paris (capture d'écran)

Au son de "Macron, démission", le chef de l'État a été interpellé, ce mardi en fin de journée, alors qu'il se promenait avec son épouse, dans le jardin des Tuileries. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent Emmanuel Macron, entouré de son staff de sécurité, sifflé, puis pris à partie par une dizaine de personnes, dont des "gilets jaunes."

"Virez la BRAV !"

Une vidéo postée sur la page Facebook "Gilets Jaunes Infos" montre plusieurs personnes qui, en l'apercevant, se mettent à chanter "On est là", l'air de ralliement des "gilets jaunes", et scandent "Macron démission" et "tu vas virer".

Une dizaine de personnes a suivi le chef de l'Etat, tout en appelant à sa démission. Dès les premiers échanges de paroles, Emmanuel Macron est interpellé sur les violences policières. "Monsieur le Président, virez la BRAV ! Arrêtez avec la BRAV", lui crie un manifestant, présenté comme un "gilet jaune." 

En cause, les Brigades de répression de l'action violente motorisées, intervenues à de nombreuses reprises dans les manifestations des "gilets jaunes" à Paris. Elles ont été créées l'an dernier par le préfet de police de Paris, Didier Lallement. "Pourquoi vous avez remis la BRAV, c’est des violents", crie notamment l’homme qui filme. Emmanuel Macron lui répond : "Ce n’est pas le président de la République qui fait ça"" "y en a chez vous qui sont violents".

"Sentiment d'injustice", retraites et affaires politiques

Emmanuel Macron incite à plusieurs reprises ses contradicteurs à garder leur calme. Au fur et à mesure de l'échange, l'atmosphère se détend et la discussion reprend sur différents thèmes : les "gilets jaunes" évoquent leur "sentiment d'injustice", le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin contesté en raison de l'enquête pour viol le visant, puis ils dénoncent la politique générale du gouvernement et notamment la réforme des retraites. Ils citent aussi, pêle-mêle, le pouvoir d'achat, la justice fiscale, et l'affaire Balkany. 

Vous êtes mon employé, Monsieur le Président ! (un gilet jaune, à Emmanuel Macron)

Point par point, le chef de l'Etat leur répond et répète avoir entendu leurs requêtes : "J'ai fait de grands débats, je suis prêt à écouter les gens", rétorque Emmanuel Macron. "Rien ne justifie que cela monte dans les tours", poursuit-il. "Pas de violences, pas d'invectives, sinon on ne s'en sort pas", ajoute le chef de l'État.

"Le sentiment d'injustice, je l'entends", argumente le chef de l'Etat. Visiblement ravi d'avoir pu parler au chef de l'Etat, le "gilet jaune" le remercie et s'écrie "j'arrive même pas à le maudire". "Tant mieux !", lui répond le chef de l'Etat. 

Emmanuel Macron a reconnu dans son interview mardi midi être l'objet d'une "détestation" par certains, alimentée selon lui par ses "maladresses".

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