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Politique

VIDEO - Face à "une succession de choix politiques erronés", Montebourg "reprend sa liberté"

lundi 25 août 2014 à 16:34 - Mis à jour le lundi 25 août 2014 à 20:14 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Arnaud Montebourg n'est plus le ministre de l'Economie. L'ancien locataire de Bercy s'est exprimé depuis le ministère, lundi après-midi, pour expliquer qu'il considérait que la France avait pris part à une "succession de choix politiques erronés", à l'origine de la persistance de la crise. Benoît Hamon qui était à l'Education nationale ne participera pas non plus au nouveau gouvernement.

Arnaud Montebourg face à la presse, le 25 août 2014
Arnaud Montebourg face à la presse, le 25 août 2014 © Maxppp

Quelques heures après la démission du gouvernement auquel il appartenait, Arnaud Montebourg est venu s'exprimer face aux journalistes ce lundi. "Ma responsabilité est de dire la vérité, de constater que les politiques d'austérité menées en Europe ne marchent pas et sont injustes ", a expliqué celui qui était jusque là ministre de l'Economie. Dans une courte allocution modérée à l'égard de l'exécutif, Arnaud Montebourg a rappelé que ses convictions allaient à l'encontre des politiques d'austérité menées en Europe, "une succession de choix politiques erronés" qui ont pour effet de prolonger la crise. "Les politiques de réduction des déficits aboutissent précisément à la non-réduction des déficits et sont donc une absurdité financière, car en plombant la croissance, elles empêchent par la chute de l'activité la réalisation de leurs propres objectifs".

"C'est avec la fierté du devoir accompli, avec le sens des responsabilités qui m'ont été confiées que j'ai indiqué cet après-midi à M. le Premier ministre que s'il jugeait que je me trompais, s'il jugeait que mes convictions étaient contraires aux orientations du gouvernement qu'il dirige, dans ce cas, je croyais nécessaire de reprendre ma liberté, tout comme il accepte de me la rendre" , a ajouté Arnaud Montebourg. "Que vais-je faire de cette liberté retrouvée? (...) Je vais, puisque je n'ai pas de mandat et ne m'apprête pas à en solliciter d'autres, retourner travailler parmi les Français ", a ajouté l'ancien élu de Saône-et-Loire.

Montebourg et Filippetti s'en vont, Hamon aussi

Après un week-end agité par les déclarations anti-austérité d'Arnaud Montebourg dans les pages du Monde, et ensuite depuis son fief électoral de Frangy-en-Bresse, le couperet est tombé lundi matin. Le Premier ministre a présenté à François Hollande la démission de l'ensemble du gouvernement, près de cinq mois après sa nomination. Manuel Valls est donc à la manœuvre pour constituer une nouvelle équipe, sans Arnaud Montebourg, dont la fronde a fait voler en éclats le gouvernement. Et sans Aurélie Filippetti, qui avait fait savoir plus tôt dans la journée qu'elle ne souhaitait pas participer à la nouvelle équipe gouvernementale. Benoît Hamon, dernier ministre frondeur, quitte l'Education nationale et ne sera plus ministre lui non plus. Il l'a annoncé lundi soir et a présenté ce départ comme étant son choix : "Je ne participerai pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls " a-t-il déclaré au 20h de France 2. "Il aurait été incohérent, alors que j'ai exprimé un désaccord, que je reste au gouvernement " a-t-il ajouté

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