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VIDÉO - Élections départementales et régionales : la gauche rêve du grand chelem en Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie

La gauche dirige aujourd'hui 11 départements sur les 13 de la région Occitanie, mais aussi le conseil régional. Invité de France Bleu ce mercredi, le secrétaire du Parti socialiste en Haute-Garonne rêve d'une emprise encore plus large sur la région. Le scrutin a lieu les 20 et 27 juin.

Sébastien Vincini, premier secrétaire du PS en Haute-Garonne
Sébastien Vincini, premier secrétaire du PS en Haute-Garonne © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Attention, un scrutin peut en cacher un autre ! Il n'y a pas que les élections régionales les 20 et 27 juin. Il y aussi les élections départementales, ces mêmes jours, pour désigner les élus qui siègeront dans les conseils départementaux.

Sébastien Vincini, premier secrétaire du Parti socialiste en Haute-Garonne, était l'invité de France Bleu Occitanie ce mercredi 28 avril. La gauche dirige le département depuis 1945 ! Elle est d'ailleurs à la tête de 11 départements sur les 13 que compte la région Occitanie. Et Sébastien Vincini rêve du grand chelem.

Onze départements sur 13 gérés par la gauche en Occitanie. C'est quoi l'ambition ? Rester là-dessus ou rafler tous les départements ?

On part toujours pour essayer de gagner davantage. Aujourd'hui, on sait que le travail est reconnu. Il y a des rassemblements de la gauche dans les exécutifs sur les 13 départements de l'Occitanie, avec Carole Delga qui a un très bon bilan à la présidence de cette région. Nous sommes en capacité aujourd'hui de pouvoir reconduire un rassemblement encore plus large de la gauche sur de nombreux départements, et nous souhaitons effectivement remporter un douzième, voire un treizième département. 

"Nous souhaitons remporter un douzième, voire un treizième département."

Élus et militants confondus, l'Occitanie est la région la plus socialiste de France ?

La plus à gauche, oui, la plus socialiste... oui, effectivement. C'est là où nous avons encore de grands bastions, et une vraie capacité aussi à mobiliser l'électorat de gauche.  

Vrai suspense dans le Tarn-et-Garonne, avec Jean-Michel Baylet qui veut prendre sa revanche sur le président sortant Christian Astruc, qui avait pactisé avec la droite au dernier moment. Vous pouvez reprendre ce département ? 

Il y a une capacité à le reprendre. Et aujourd'hui la gauche bâtit aussi un rassemblement sur certains cantons, et même plutôt large. Il y a un accord entre le Parti radical de gauche et le Parti socialiste. On a aussi des figures. Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale,, est une vraie figure du socialisme en Occitanie, et elle sera candidate sur un canton. Il y a une vraie capacité aujourd'hui à pouvoir reconquérir ce département perdu en 2015.

Vous soutiendrez Jean-Michel Baylet si la gauche l'emporte et s'il est candidat à la présidence ?

Moi, j'ai toujours une règle qui est qu'on ne peut pas prédire le troisième tour avant le premier tour. Mais si le rapport de force est favorable et qu'il se présente, on pourrait effectivement le soutenir.

Donc, vous soutiendrez Jean-Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi ? Malgré les accusations de viol qui le visent ?

Il y a la présomption d'innocence.

On va voter sans savoir effectivement comment l'enquête va se terminer et s'il sera ou pas condamné. Donc, à ce stade là, est ce que vous pourriez le soutenir ?

On pourrait le soutenir, oui.

Sébastien Vincini : au PS, qui sont vos véritables adversaires aujourd'hui ?

Le premier enjeu, c'est la participation. C'est la crainte de l'abstention massive. On est dans un contexte troublé de crise sanitaire. La démocratie ne pouvait pas rester confinée. L'enjeu d'abord c'est donc la mobilisation citoyenne pour ces élections du 20 et du 27 juillet prochains.

Et les adversaires politiques ?

Le premier adversaire sur cette terre, ça restera le Rassemblement national qui sera la seule formation en capacité de se présenter sur l'ensemble des cantons et qui, à l'échelle de la région Occitanie, est le deuxième groupe le plus important au sein de l'assemblée régionale. C'est le premier adversaire.

Avec le risque que les Pyrénées-Orientales basculent aux mains du RN ?

La menace, elle est peut-être partout, avec une abstention. Si aujourd'hui, il n'y a pas davantage de médiatisation sur les enjeux que sont ces élections locales, les enjeux sur le quotidien, oui, il peut y avoir un désaveu et un risque où les mécontents seront peut être les plus nombreux à s'exprimer s'il n'y a pas une mobilisation de l'ensemble des électeurs.

Dans les départements où la gauche est implantée depuis des années, la droite a du mal à présenter des personnalités. Vous arrivez à comprendre pourquoi la droite est si peu combattive ?

Je ne peux pas l'expliquer. Nous, nous menons des politiques de proximité. Nous sommes sur une terre où les gens sont attachés au service public, à des marqueurs de la gauche en matière de citoyenneté, en matière de gratuité des transports scolaires, par exemple. l y a des vrais marqueurs sur lesquels, effectivement, l'électorat du grand Sud-Ouest est attaché au socialisme, et à la gauche en règle générale.

Carole Delga a toujours dit que le pouvoir était à la région. Les départements ne font plus rêver les politiques ?

Je crois que dans la crise que nous venons de traverser, que nous traversons encore, les départements ont montré leur efficacité, leur capacité à répondre aux préoccupations, à être agiles, à innover, à apporter du soutien aux jeunes qui se sont retrouvés en difficulté. Nous avons imaginé beaucoup de fonds de solidarité, avec notre capacité à organiser la solidarité ou à mettre en œuvre la distribution des masques. S'il n'y avait pas eu eu les départements à la sortie du premier confinement, il n'y aurait pas eu de masques.

Le député du Lot Les Républicains Aurélien Pradié a fini par annoncer sa candidature face à la sortante socialiste Carole Delga. Il représente une menace ?

Je crois que Carole Delga est vraiment une élue qui a marqué le territoire d'Occitanie (...) Alors faire peur à Carole Delga, je lui souhaite bien du courage.

Elle n'a peur de personne, Carole Delga ?

Je ne dirais pas ça. Je pense que c'est une femme très combattive qui a un excellent bilan. Donc, je souhaite du courage à ses adversaires.

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