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VIDEO - Le père Georges Vandenbeusch, libéré "par compassion" ?

- Mis à jour le -
Par France Bleu

Il n'y a pas eu de rançon versée pour la libération du prêtre Georges Vandenbeusch, libéré mardi au Cameroun. La secte Boko Haram, qui avait revendiqué le rapt, a expliqué que le prêtre avait été libéré "par compassion", en échange de services médicaux délivrés. Le principal interessé a nié avoir procédé à des soins.

Le père Vandenbeusch, enlevé au  Cameroun, est libre
Le père Vandenbeusch, enlevé au Cameroun, est libre © Maxppp

Après la libération d'un otage, se pose généralement la question du versement - ou non - d'une rançon. Cette fois-ci, après la libération mardi du père Georges Vandenbeusch, enlevé au Cameroun en novembre dernier, la question n'aura pas lieu de se poser : les ravisseurs eux-mêmes ont affirmé qu'il n'y a pas eu versement d'une rançon.

Une source issue de la secte islamiste Boko Haram, qui avait revendiqué l'enlèvement, a expliqué que le père Vandenbeusch a été libéré "par compassion " et non en échange du versement d'une rançon :

"Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres (de Boko Haram) malades, pendant sa période de captivité. La direction a ressenti qu'il n'y avait plus besoin de le garder".

Boko Haram précise qu'une rançon avait bel et bien été demandée à la France dans un premier temps, pour obtenir la libération du prêtre. Mais le gouvernement français a refusé et aurait, toujours selon une source du groupe islamiste, demandé la libération de Georges Vandenbeusch pour raisons humanitaires, en raison de son statut de prêtre.

Georges Vandenbeusch : "Ces gens-là n'ont pas de compassion"

Invité du journal de 20 heures sur France 2 mercredi soir, le père Georges Vandenbeusch a nié avoir soigné qui que ce soit, contrairement à ce qu'ont affirmé les membres de Boko Haram. "Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne ", a-t-il affirmé (à partir de 2'50 dans la vidéo qui suit).

Revenant sur son enlèvement, il a expliqué que le plus difficile à affronter était l'ennui : "Rien à faire, pas de radio à entendre. Une bâche de deux mètres sur trois, je tournais en rond toute la journée ", a-t-il raconté. Sa captivité, explique-t-il, a eu lieu en pleine nature, au pied d'un arbre.

Libéré mardi, Georges Vandenbeusch est arrivé sur le sol français mercredi au petit matin. Il a été accueilli sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay par François Hollande. "Sept semaines ça fait beaucoup d'heures, quand on est otage et qu'on a rien à faire, rien à lire, personne à qui parler" , a-t-il raconté, évoquant brièvement sa captivité.

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