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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉO - Pour ou contre le Grand débat national ? L'émission spéciale de France Bleu et France 3 en Nouvelle-Aquitaine

lundi 11 février 2019 à 10:07 Par France Bleu, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou, France Bleu Périgord, France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque et France Bleu Gascogne

Quel est le sens cette consultation ? Que restera-t-il de ces propositions ? France Bleu et France 3 se sont réunis pour une émission spéciale autour du Grand débat national diffusée le week-end dernier sur sept radios de Nouvelle-Aquitaine et France 3 Aquitaine.

Nouvelle-Aquitaine, France

France Bleu et France 3 ont décidé de réunir en plateau quatre personnes pour parler du Grand débat national, une initiative du gouvernement, en pleine crise des gilets jaunes : 

  • Céline Lis-Raoux, directrice de l’association Rose up, fondatrice du magasine Rose, et à l’origine des maisons roses, qui accueillent les femmes touchées par le cancer (la première a ouvert il y a trois ans à Bordeaux)
  • Charles Dayot maire et président de l’agglomération de Mont-de-Marsan
  • Jean-Yves Lalanne, maire de Billère dans le Béarn, a quitté le parti socialiste avec l’espoir d’un rassemblement de toute la gauche
  • Stéphane Lambert, gilet jaune en Dordogne, informaticien indépendant, auto-entrepreneur à Périgueux.

Morceaux choisis du débat

Ce grand débat, une nécessité ? 

Pour Céline Lis-Raoux, qui a organisé elle-même un débat la semaine dernière : "Le grand débat répond à une urgence démocratique. On s’est retrouvé avec une super Ve république. Les Français en ont assez d’être des intermittents de la citoyenneté. On est en démocratie tous les 5 ans pendant la grande messe présidentielle, et ensuite les gens ont l’impression qu’ils ne sont pas écoutés." 

En revanche, Jean-Yves Lalanne, le maire de Billière n’a pas souhaité s’impliquer dans l’organisation d’un grand débat : "À l’évidence, il y a une volonté de diversion de la part du gouvernement, et d’instrumentalisation de l’appareil d’état. On utilise les préfets et on essaye d’utiliser les maires, qui, pour moi, ne sont pas des supplétifs du gouvernement. Il y a donc une volonté de gagner du temps, de faire diversion, laisser pourrir le mouvement des gilets jaunes… mais dans un mois et demi, il faudra répondre aux questions. Les problèmes sociaux sont identifiés dans ce pays. Le gouvernement sait ce qui se passe." 

Autre élu, autre son de cloche : pour Charles Dayot, le maire de Mont-de-Marsan, "le débat au quotidien, c’est un peu tous les jours. Dans beaucoup de projets, on essaye d’associer la population. On va faire trois ou quatre réunions à thème avec un animateur neutre."

Les manifestants sont-ils toujours représentatifs ?

Stéphane Lambert, gilet jaune de Dordogne : "Il y a un soutien massif de la population. On ne peut pas durant trois mois seulement s’embêter les uns les autres. Il faut que le mouvement se structure, il faut aussi qu’on retrouve un côté festif qu’on a un peu oublié. La demande de plus de démocratie et le besoin de vivre dignement sont très présents chez nos concitoyens. […] Vu la gestion de la crise, je ne suis pas certain qu’on va en sortir facilement, cela risque de s’ancrer durablement." 

Quelles sont les questions prioritaires à traiter ? 

Toujours selon Stéphane Lambert, cela ne fait aucun doute : "Le pouvoir d’achat ! Il est anormal de voir autant de gens chez nous qui connaissent la faim et la précarité. Ça fait mal au ventre. En deuxième, il y a énormément de petites revendications. On ne peut pas être unanime. Mais est arrivé le RIC (référendum d’initiative citoyenne). Plutôt que de lister 40 ou 50 revendications, nous voudrions participer plus."

Les propositions 

Charles Dayot, en tant que maire, a fait remplir il y a peu les cahiers de doléance : "Sur une ville de 36.000 habitants, j’ai une trentaine de pages. Au-delà de la colère, il y a parfois des propositions. [...] Le RIC doit être cadré. Nous avons une constitution qui est fine, qui ne doit pas être détricotée." 

Stéphane Lambert regrette, lui que la question de la dette ne fasse pas partie des pistes de discussion, de proposition : "La moitié de notre budget est vampirisée par la dette. Quelles sont ces machines qui nous prennent notre argent ? À qui appartiennent-elles ? Pourquoi ce serait à nous de nous priver pour payer des intérêts sur des choses que l’on décide sans notre accord ? Ce n’est pas possible d’en parler sur le site du grand débat. Les ex-employeurs de ceux qui nous dirigent sont impliqués."