Politique

VIDÉO - Présidentielle : le NPA contre l'A45 comme tous les grands projets inutiles

Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 21 avril 2017 à 14:03

Denis Rivier du NPA dans la Loire.
Denis Rivier du NPA dans la Loire. © Radio France - ER

Denis Rivier, militant du Nouveau parti anticapitaliste dans la Loire, était en direct dans France Bleu matin à 8h20 pour représenter Philippe Poutou.

France Bleu Saint-Étienne Loire vous a donné la parole aux représentants de tous les candidats à la présidentielle tout au long de cette semaine afin de vous permettre de comparer. Après les représentants d'Emmanuel Macron et Jacques Cheminade jeudi, même formule pour trois invités ce vendredi, au nom de Benoît Hamon, François Fillon et Philippe Poutou : une question liée à l'actualité, au moins un point du programme en résonance avec la Loire et la Haute-Loire, avant d'aborder l'A45 et de dresser un bilan de la campagne. Denis Rivier, militant du Nouveau parti anticapitaliste dans la Loire, était en direct dans France Bleu matin à 8h20.

L'actu, l'attentat sur les Champs-Élysées

France Bleu Saint-Étienne Loire : Comment peut-on parler, par les temps qui courent, de désarmement des policiers, comme Philippe Poutou ? Heureusement qu'hier, ils ont pu riposter !

Denis Rivier : Parler du désarmement, ça veut dire plusieurs choses. Quand les policiers interviennent dans les banlieues, ce ne sont plus des policiers, ils sont équipés comme pour aller à la guerre (...). On a vu lors des manifestations contre la loi Travail des interventions policières d'une rare violence contre des manifestants. A tout moment, il peut y avoir des attentats. Mais il faut se poser la question d'où viennent les attentats. Depuis 1968, la France intervient au Tchad (...). On est intervenus en Irak lors de la première guerre. On est intervenus en Afghanistan, en Syrie, en Libye... On a lancé des bombes sur les populations civiles, en disant qu'il n'y aurait pas de dégât collatéral. Et puis après, est-qu'on voudrait que les gens restent sans rien faire.

Une mesure du programme

FBSEL : À Saint-Étienne les abribus, les arrêts de tram sont changés progressivement pour installer ceux de Vediaud, avec beaucoup d'écrans lumineux... Ce n'est pas du tout compatible avec le programme du NPA, la publicité qui gaspille de l'énergie ?
Denis Rivier : Oui, il faut supprimer la publicité. Et il y en a que je vis beaucoup plus mal que d'autres, comme celles de l'armée de terre qui veut repousser ses limites au-delà de nos frontières. On n'a pas besoin d'une armée qui fait la police dans le monde entier. [On veut passer à 100 % de renouvelable d'ici 2050, sans nucléaire] parce qu'avec le nucléaire, on en prend pour 100 000 ans.

A45, oui ou non ?

On ne la fait pas comme tous les grands projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, comme le Lyon-Turin. On est en train de généraliser une civilisation de la voiture. En train, il y a des problèmes sur la ligne Saint-Étienne-Lyon.

Bilan de campagne

FBSEL : Que vous a inspiré Philippe Poutou lors du débat du 4 avril quand il s'est adressé sans détour à François Fillon et Marine Le Pen ?
Denis Rivier : Il y a eu un avant et un après. Les gens sur les marchés connaissaient très peu Philippe Poutou et partir de ce moment-là, il l'ont connu. Et les réactions c'était "c'est quelqu'un qui dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas". Parce que de [cette] République, on n'en veut plus.